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Société - Santé

Choléra : davantage d’aide internationale attendue

Sept nouvelles contaminations dues au choléra ont été recensées au cours des dernières 24 heures au Liban par le ministère de la Santé, selon un communiqué publié hier matin, faisant porter à 413 le total des cas confirmés enregistrés depuis la réapparition de la maladie pour la première fois depuis 1993, le 5 octobre. Actuellement, 92 lits sont occupés dans les hôpitaux du pays pour soigner des patients atteints par cette maladie, ou suspectés de l’être en raison des symptômes présentés. Aucun nouveau mort n’a été recensé par le ministère, alors que dix-huit patients sont déjà décédés.

Le choléra est réapparu au Liban à la suite d’une épidémie en Syrie voisine, qui a déjà enregistré plus de 20 000 cas suspects et 75 décès. Cette épidémie intervient à l’heure où le pays et son système de soins de santé sont déjà mis à rude épreuve par une grave crise économique et financière, et que l’État peine à assurer la maintenance de ses infrastructures, notamment hydriques. Pour faire face à cette crise, le ministre sortant de la Santé Firas Abiad a annoncé hier que le Liban devrait recevoir davantage d’aide de la part des pays donateurs. Il a fait cette déclaration lors d’une réunion présidée par le Premier ministre sortant Nagib Mikati, à laquelle assistaient également les ambassadeurs de certains pays et agences donatrices, ainsi que les ministres sortants de l’Intérieur Bassam Maoulaoui et de l’Énergie Walid Fayad. « Les pays donateurs se sont engagés à envoyer des aides, qui arriveront petit à petit », a souligné le ministre de la Santé. Il a précisé que, la réunion au Sérail étant une première, « de nombreux ambassadeurs ont demandé à communiquer d’abord avec leur pays, avant de nous informer des mesures qu’ils prendront, que ce soit directement au Liban ou par le biais d’organisations internationales ». M. Abiad a ajouté que le ministère de la Santé se concentre sur trois points principaux : soutenir les efforts de surveillance, par exemple en effectuant des tests sur les patients ou dans des sources d’eau ; fournir des vaccins ; et préparer des hôpitaux de campagne qui devront être prêts à intervenir en cas de forte accélération de l’incidence des contaminations. La France a fourni environ 13 400 vaccins, a ajouté M. Abiad, « et 600 000 autres sont fournis par des organisations internationales, mais nous avons besoin de beaucoup plus afin de couvrir tous les résidents au Liban, tant les Libanais que les personnes déplacées ».

Concernant son évaluation de la situation, le ministre de la Santé a conclu : « Les chiffres augmentent, mais nous considérons que nous avons encore une occasion en or si nous agissons rapidement dans le but de réduire l’épidémie, afin d’éviter de passer à un stade où le choléra atteindra des chiffres élevés dans toutes les régions libanaises. »

Sept nouvelles contaminations dues au choléra ont été recensées au cours des dernières 24 heures au Liban par le ministère de la Santé, selon un communiqué publié hier matin, faisant porter à 413 le total des cas confirmés enregistrés depuis la réapparition de la maladie pour la première fois depuis 1993, le 5 octobre. Actuellement, 92 lits sont occupés dans les hôpitaux du pays pour soigner des patients atteints par cette maladie, ou suspectés de l’être en raison des symptômes présentés. Aucun nouveau mort n’a été recensé par le ministère, alors que dix-huit patients sont déjà décédés.Le choléra est réapparu au Liban à la suite d’une épidémie en Syrie voisine, qui a déjà enregistré plus de 20 000 cas suspects et 75 décès. Cette épidémie intervient à l’heure où le pays et son...
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