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Sport - Football

Valse avec la « MNM »

Porté par son impressionnant trident offensif, le PSG a martyrisé le Maccabi Haïfa (7-2) et assuré son ticket pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Dans le même temps, sur la pelouse du RB Leipzig, le Real Madrid a subi sa première défaite de la saison (3-2).

Valse avec la « MNM »

Neymar (à droite) célébrant son but avec Kylian Mbappé (au centre) et Lionel Messi (à gauche) lors de la démonstration du PSG contre le Maccabi Haïfa (7-2), en Ligue des champions, ce mardi sur la pelouse du Parc des Princes, à Paris. Geoffroy Van der Hasselt/AFP

Cette fois-ci, chacun aura eu sa part du gâteau. Comme à son habitude, le PSG s’est reposé sur l’efficacité de son insatiable trio de stars pour ne faire qu’une bouchée du club israélien. L’un après l’autre, Lionel Messi (19e, 45e), Kylian Mbappé (32e, 64e) et Neymar (35e) ont ébloui le Parc des Princes de leurs talents respectifs. En se trouvant mutuellement avec une facilité déconcertante, ils ont, une fois n’est pas coutume, montré qu’ils étaient capables de jouer les uns pour les autres et ont rarement semblé aussi épanoui sur le terrain.

Bien loin des querelles de penalties et des histoires de « pivot », l’équipe de Christophe Galtier a assuré sa onzième qualification d’affilée pour les huitièmes de finale en livrant l’une des plus belles prestations, si ce n’est la plus belle, depuis le début de sa saison. En empilant les buts à la réalisation et à la construction aussi belles les unes que les autres, Messi, Mbappé (tous deux auteurs d’un doublé) et Neymar, buteur puis provocateur d’un but contre son camp de Sean Goldberg (67e), se sont également gratifiés de multiples passes décisives avant que Carlos Soler (84e) ne vienne parachever le spectacle en trouvant pour la première fois le chemin des filets sous les couleurs parisiennes.

Mais malgré ce feu d’artifice offensif, Paris n’a pas encore assuré la première place de son groupe, puisque, dans le même temps, Benfica a également fait grimper son compteur à 11 points en dominant, à Lisbonne, la Juventus Turin (4-3) d’ores et déjà éliminée. Tout se jouera lors de la dernière journée au cours de laquelle le club de la capitale se déplacera dans le Piémont et où les Aigles lisboètes iront défier Haïfa sur sa pelouse.

Équilibre et plaisir retrouvés

Pour cette ultime épreuve, l’équipe de Galtier a retrouvé ses certitudes et son allant affiché en août, après un dernier mois et demi bien moins convaincant dans le jeu. Déjà auteurs d’un carton similaire en championnat (7-1) à Lille en début de saison, les Parisiens ont également égalé le record de buts inscrits lors d’une rencontre de Ligue des champions de l’histoire du club (7-2 contre Rosenborg en 2000, 7-1 contre le Celtic Glasgow en 2017).

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Dans un système à quatre défenseurs devancés par un milieu en losange au sommet duquel figure Neymar en position de numéro 10, la formation parisienne a rarement paru aussi équilibrée. Renato Sanches, placé en pointe basse d’un milieu composé de Vitinha et Fabian Ruiz en l’absence de Marco Verratti, s’est enfin montré à son avantage après ses multiples blessures. Tandis que la charnière centrale Marquinhos-Sergio Ramos continue de faire ses preuves malgré deux nouveaux buts encaissés sur coups de pied arrêtés (véritable péché mignon de l’arrière-garde parisienne).

La veille, Galtier avait insisté sur la nécessité de retrouver du plaisir chez ses « trois joueurs de classe mondiale »: « Pour être performants, ils doivent être heureux, pour être heureux, ils doivent jouer dans leur registre », avait appelé de ses vœux l’entraîneur parisien.

Le message a été reçu 5 sur 5 par les trois artificiers qui semblaient en capacité de marquer à chacune de leurs incursions dans le camp adverse. Avec son pressing tout terrain et son marquage individuel, la défense du Maccabi s’est retrouvée bien trop facilement exposée aux grandes enjambées successives des attaquants adverses qui, avec les renforts de Bernat et Hakimi dans leurs couloirs respectifs, n’ont eu besoin que d’une vingtaine de minutes pour trouver la faille.

Après un modèle d’extérieur du pied gauche de Messi (19e), Mbappé, parfaitement lancé par une passe en coup du foulard de Neymar, trouvait lui aussi le petit filet opposé (32e) de Cohen d’une de ses frappes enroulées dont il a le secret. Depuis sa position préférentielle (légèrement excentré sur la gauche de l’attaque), le Bondynois faisait trois minutes plus tard un appel dans le dos de la défense israélienne, permettant à son compère argentin de servir Neymar sur un plateau.

En triplant la mise à l’aide du poteau dès la 35e minute d’un autre splendide enroulé du droit, le Brésilien semblait déjà avoir tué le match. Mais c’était compter sans la réaction d’orgueil des hommes de Barak Bakhar, tombeurs (2-) de la Juventus au match précédent, qui réduisaient le score sur coup franc par l’intermédiaire d’Abdoulaye Seck (38e) reprenant de la tête un centre d’Atzili.

Messi comme au bon vieux temps

Mais juste avant de rentrer aux vestiaires, Messi redonne de l’air aux siens d’une frappe au ras du poteau à l’entrée dans la surface (44e). Un but rappelant ses innombrables réalisations sous le maillot du FC Barcelone dans la même position et qui caractérise son épanouissement nouveau au sein de l’effectif parisien, après un acclimatation compliquée la saison dernière. Avec ce nouveau doublé, il égale déjà son total de l’exercice précédent (11 buts) et continue de faire gonfler ses statistiques également auréolées d’une dizaine de passes décisives après ses deux nouveaux caviars servis mardi soir.

Après le léger froid entre les deux stars, l’entente technique semble être revenue au beau fixe entre Neymar et Mbappé. Le champion du monde, quelquefois égoïste cette saison, a joué avec beaucoup d’altruisme en se distinguant lui aussi par deux passes décisives.

Après une nouvelle tête victorieuse de Seck, réduisant une seconde fois l’écart en début de seconde période (4-2, 50e), Mbappé s’illustrait d’une énième frappe enroulée au bout d’une action où il a cherché à faire marquer Neymar, profitant, cette fois encore, d’un contre malheureux des Verts de Mohammad Abou Fadi.

Pour que la fête soit complète, Presnel Kimpembe est entré en jeu à la place de Marquinhos après un mois de blessure, et la très jeune promesse Warren Zaïre-Emery (16 ans) a découvert la Ligue des champions, à la place de Vitinha, après deux changements effectués à la 79e minute. Et comme pour montrer qu’il n’y avait pas que le « MNM » qui était capable de faire trembler les filets adverses, Carlos Soler s’est invité sur la feuille de match en reprenant un centre à ras de terre de Messi (84e), portant le score à 7-2.

Dépassé par tant de talent des « meilleurs joueurs du monde », à en croire les paroles de l’entraîneur de Haïfa à la fin de la rencontre, le Maccabi n’a toutefois jamais renoncé, vérifiant l’adage qu’il faut deux belles équipes pour faire un grand match. Le club israélien jouera sa place en Ligue Europa à distance avec la Juventus lors du dernier match, les deux équipes n’ayant que 3 points au compteur.

La bruyante colonie verte, qui a largement débordé le quart de virage réservé aux visiteurs, a aussi versé son écot, chantant toute la rencontre. Son mur de fumigènes a même interrompu le match deux minutes en tout début de rencontre. Mais ensuite, le feu d’artifice était sur le terrain.

La « Vieille Dame » fait son âge

Reste à savoir quelle Juventus le PSG il retrouvera mercredi prochain. Difficile à dire, tant la « Vieille Dame » semble dépassée dans ce qui restera comme l’une des pires campagnes européennes de son histoire. Malgré des buts de Moises Kean (21e), Arkadiusz Milik (77e) et Weston McKennie (79e) qui ont entretenu l’espoir en fin de match, les hommes de Massimiliano Allegri ont encore chuté sur la pelouse du Benfica Lisbonne (4-3). En concédant un quatrième revers en cinq rencontres dans un groupe H dans lequel ils faisaient pourtant figure de favoris, les Piémontais confirment qu’ils sont bel et bien sur le déclin.

Après trois éliminations successives en huitièmes, la Juve n’a cette fois même pas franchi la phase de poules, une première depuis la saison 2013/2014.

Dans le groupe G, le Borussia Dortmund s’est de son côté qualifié pour le tour suivant en tenant en échec Manchester City, qui a assuré sa première place, au Signal Iduna Park. Pour ses grandes retrouvailles avec son ancien public, Erling Haaland, parti cet été briller en Angleterre, est resté muet en premier période avant de céder sa place dès la mi-temps. Fiévreux, le « Cyborg » norvégien a montré qu’il était bel et bien un être humain et a observé depuis le ban de touche ses coéquipiers buter sur le gardien du Borussia, Gregor Kobel, auteur de nombreuses parades, dont une sur penalty face à Riyad Mahrez (58e), ratant ainsi son second tir au but de rang en C1.

En se contentant d’un score nul et vierge (0-0), les Allemands empochent eux aussi leur ticket pour le tour suivant et réduisent à néant les efforts du FC Séville, vainqueur en vain de Copenhague 3-0 sur leur pelouse.

Leipzig surprend le Real

Tenants du titre et déjà qualifiés pour les huitièmes, les Madrilènes ont concédé leur première défaite de la saison (3-2), surpris par la fougue du RB Leipzig du Français Christopher Nkunku, une nouvelle fois buteur.

Avec un onze remanié et amputés de ses deux Ballons d’or Karim Benzema et Luka Modric, ménagés, les champions d’Europe se sont retrouvés rapidement menés, notamment grâce à une frappe lourde de Nkunku (18e), probable futur mondialiste. Et malgré les réductions du score de Vinicius (44e) et Rodrygo (90e+4), Leipzig a assuré sa victoire grâce à Gvardiol (13e) et Timo Werner (81e), servi par l’autre Tricolore de l’effectif allemand, Mohammad Simakan.

De quoi permettre au club allemand de consolider sa deuxième place (9 pts) devant le Shakhtar Donetsk (6 pts), son prochain adversaire, freiné par le Celtic à Glasgow (1-1).

Chelsea en huitièmes, Milan en profite

Chelsea poursuit son redressement. Bien mal engagés après une défaite inaugurale contre le Dinamo Zagreb (1-0) mais relancés par l’arrivée de son nouvel entraîneur Graham Potter, les Blues ont obtenu leur qualification dès cette avant-dernière journée en battant en Autriche l’autre Red Bull, celui de Salzbourg, 2 buts à 1.

Avec 10 points, le club champion d’Europe 2021 a en prime assuré sa première place du groupe G après la victoire de l’AC Milan à Zagreb (4-0).Les Lombards, vainqueurs notamment grâce à une nouvelle réalisation d’Olivier Giroud sur penalty (59e), en profitent pour se replacer à la 2e place qualificative (7 pts), devant Salzbourg (6 pts), leur adversaire de l’ultime journée.

Résultats de la 5e journée

Groupe E :

RB Salzbourg 1 – 2 Chelsea

Dinamo Zagreb 0 – 4 AC Milan.

Groupe F :

RB Leipzig 3 – 2 Real Madrid

Celtic Glasgow 1 – 1 Shaktar Donetsk.

Groupe G :

Borussia Dortmund 0 – 0 Manchester City

FC Séville 3 – 0 FC Copenhague.

Groupe H :

PSG 7 – 2 Maccabi HaïfaBenfica Lisbonne 4 – 3 Juventus Turin.

Cette fois-ci, chacun aura eu sa part du gâteau. Comme à son habitude, le PSG s’est reposé sur l’efficacité de son insatiable trio de stars pour ne faire qu’une bouchée du club israélien. L’un après l’autre, Lionel Messi (19e, 45e), Kylian Mbappé (32e, 64e) et Neymar (35e) ont ébloui le Parc des Princes de leurs talents respectifs. En se trouvant mutuellement avec une facilité déconcertante, ils ont, une fois n’est pas coutume, montré qu’ils étaient capables de jouer les uns pour les autres et ont rarement semblé aussi épanoui sur le terrain.Bien loin des querelles de penalties et des histoires de « pivot », l’équipe de Christophe Galtier a assuré sa onzième qualification d’affilée pour les huitièmes de finale en livrant l’une des plus belles prestations, si ce n’est la plus belle,...
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