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Sport - Football

Le casse-tête continue pour Deschamps

À un mois de son premier match au Mondial, l’équipe de France s’inquiète pour son vice-capitaine Raphaël Varane, en larmes au moment de céder sa place sur blessure lors de Chelsea-Manchester United samedi dernier. Un énième coup dur pour le sélectionneur des Bleus déjà privé de nombreux cadres.

Le casse-tête continue pour Deschamps

Raphaël Varane en larmes au moment de quitter la pelouse de Stamford Bridge, à Londres, lors du match de Premier League opposant son équipe de Manchester United à Chelsea qui s’est conclu sur un match nul (1-1). Adrian Dennis/AFP

Les jours passent et se ressemblent pour Didier Deschamps. Installé confortablement devant son poste de télévision pour assister à l’alléchant Chelsea-Manchester United qui se déroulait samedi dernier à Stamford Bridge pour le compte de la 11e journée de Premier League, le sélectionneur des Bleus a dû avaler son Perrier citron de travers en voyant le pilier de sa défense sortir, en pleurs, de la pelouse à l’heure de jeu. Au-delà de la douleur, le défenseur central de Manchester United comprend que le Mondial au Qatar, qui débute dans moins d’un mois, est certainement en train de s’envoler sous ses yeux.

La malédiction continue

Un forfait de son vice-capitaine serait évidemment un énième coup dur pour les champions du monde en titre qui seront déjà privés de sa charnière au milieu de terrain avec le forfait déjà entériné de N’Golo Kanté, opéré des ischio-jambiers et indisponible pour quatre mois, et celui très probable de Paul Pogba, toujours embêté par une grosse blessure au genou.À l’approche de leur entrée en lice au Qatar, les soucis d’infirmerie ne cessent de s’accumuler pour les Bleus dans une atmosphère déjà loin d’être au beau fixe et polluée par les affaires en tout genre qui entourent la Fédération française de football (FFF).

Le sélectionneur doit faire face à une avalanche inédite de blessures depuis sa prise de fonctions il y a une dizaine d’années. Pièce maîtresse de son trio défensif, Varane est désormais plus qu’incertain pour figurer au sein des 23 mondialistes qui s’envoleront au Qatar. Une liste qui sera rendue publique le 9 novembre chez le diffuseur TF1 et transmise dans sa version définitive à la FIFA cinq jours plus tard.

Ce type de pépin physique à la cuisse droite n’est pas inédit pour l’ancien taulier du Real Madrid, lui qui a rarement été laissé en paix par son organisme qui l’avait déjà contraint au forfait à l’Euro 2016 à cause d’une blessure... à la cuisse gauche. Il avait aussi raté un mois et demi de compétition avec son club de début novembre à fin décembre, la saison dernière pour une blessure musculaire du même style.

Alors que divers médias évoquaient une durée d’indisponibilité allant de 3 à 4 semaines, son entourage s’est voulu rassurant, dimanche, après une IRM « relativement positive ». Elle a confirmé une lésion au biceps fémoral de la cuisse, mais « moins sérieuse que redoutée », ce qui permet de « garder espoir » en vue du Mondial, indique une source proche du défenseur.

Deschamps catégorique

Suffisant pour être appelé ? Rien n’est moins sûr. Jusqu’à présent, Deschamps s’est montré catégorique : tout joueur blessé n’ayant pas pleinement récupéré restera à la maison, peu importe son statut.

« Je ne partirai pas avec un joueur, quel qu’il soit, qui ne puisse pas être apte physiquement pour le premier match », a-t-il annoncé mi-septembre, comme ce fut le cas avec le même Varane à l’Euro 2016. « Là-dessus, je n’aurai pas d’évolution », a-t-il insisté. D’autant qu’avec William Saliba (Arsenal), Dayot Upamecano (Bayern), voire Wesley Fofana (Chelsea), l’arrière-garde française ne manque pas de talentueux prétendants.

Mais un forfait du Mancunien, capitaine en septembre en l’absence de Hugo Lloris, créerait surtout un grand vide dans le vestiaire tricolore, tant son influence a grandi ces derniers mois tout comme celle de Paul Pogba, autre cadre influent du vestiaire, écarté des terrains depuis le mois d’août à cause de sa grave blessure au genou droit.

S’il suit son programme de reprise dans les temps, le milieu de la Juventus Turin a toutefois des chances d’être du voyage à Doha, comme Lucas Hernandez, autre grand blessé sur le retour. Le défenseur du PSG Presnel Kimpembe, également écarté des terrains depuis le mois d’août en raison d’une déchirure aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, espère lui aussi reprendre rapidement la compétition.

L’inquiétude est en revanche plus vive concernant Mike Maignan, la doublure officielle d’Hugo Lloris dans les cages tricolores. Le gardien de 27 ans s’est de nouveau blessé à un mollet, mercredi, et l’AC Milan estime qu’il ne pourra pas rejouer avec les Rossoneri d’ici au début de la Coupe du monde (le 20 novembre).

Si cela n’est pas encore synonyme de forfait pour Doha, cela compromet fortement ses chances d’y être si l’on se réfère à la doctrine de Deschamps : un ancien blessé doit d’abord retrouver la compétition en club s’il veut rejoindre la sélection.

Le technicien français pourra cependant toujours faire une exception pour Maignan, au regard de son statut spécifique de gardien numéro 2 : pas attendu comme titulaire, mais indispensable en cas d’absence de Lloris.

Un forfait de l’ancien portier de Lille forcerait Deschamps à revoir sa hiérarchie. Difficile, en effet, de propulser le numéro 3 Alphonse Areola, souvent remplaçant à West Ham, à sa place. Dès lors, un retour du doyen Steve Mandanda (37 ans) serait le scénario le plus probable, à moins que le Nantais Alban Lafont (23 ans) ne grille la politesse à son aîné, malgré son expérience internationale limitée.

Deschamps et l’ensemble des supporters français croisent les doigts pour que Varane et ses compères guérissent à temps. Mais l’enchaînement infernal des matches d’ici au coup d’envoi du tournoi qatari laisse craindre de nouvelles mésaventures pour les internationaux tricolores, dont nombre d’entre eux sont connus pour leur fragilité. La course contre la montre est plus que lancée à moins d’un mois de leur entrée en lice, eux qui débuteront la défense de leur titre mondial le 22 novembre à Doha contre l’Australie.

G.B. avec AFP

Les jours passent et se ressemblent pour Didier Deschamps. Installé confortablement devant son poste de télévision pour assister à l’alléchant Chelsea-Manchester United qui se déroulait samedi dernier à Stamford Bridge pour le compte de la 11e journée de Premier League, le sélectionneur des Bleus a dû avaler son Perrier citron de travers en voyant le pilier de sa défense sortir, en pleurs, de la pelouse à l’heure de jeu. Au-delà de la douleur, le défenseur central de Manchester United comprend que le Mondial au Qatar, qui débute dans moins d’un mois, est certainement en train de s’envoler sous ses yeux.La malédiction continueUn forfait de son vice-capitaine serait évidemment un énième coup dur pour les champions du monde en titre qui seront déjà privés de sa charnière au milieu de terrain avec le forfait...
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