Rudy Gobert lors de sa première sous le maillot des Wolves de Minnesota à l’occasion de la première rencontre de la saison 2022-2023 de la NBA qui s’est soldée par une victoire des locaux (115-108) face au Thunder d’Oklahoma City. David Berding/AFP
Difficile de rêver meilleurs débuts. Après les deux premières rencontres inaugurales de la veille, les 24 autres équipes de la Ligue NBA ont fait leur entrée en scène dans la nuit de mercredi à jeudi, dont la nouvelle formation de « Gobzilla ». Sur le parquet de Minneapolis, face aux Thunder, le triple meilleur défenseur de la ligue s’est illustré d’un double-double (plus de 10 points et 10 rebonds lors d’un même match), avec 23 points et 16 rebonds au compteur.
Après avoir réalisé un départ canon (35-22 à la fin du premier quart-temps), Minnesota s’est toutefois fait peur au troisième conclu par un impressionnant buzzer beater, après avoir intercepté une passe d’Alexander, inscrit par le récent vice-champion d’Europe tricolore permettant aux siens d’égaliser (87-87), avant de creuser à nouveau l’écart dans les moments décisifs.
« Ça fait du bien de se sentir déjà adoubé par le public », a réagi Gobert à l’issue de la rencontre. L’international français, qui avait exprimé la veille son espoir de jouer le titre avec les Wolves, peut désormais se tourner vers la réception vendredi... d’Utah, son ancienne équipe.
Dans le choc de la soirée, les Suns de Phoenix ont, eux, arraché une première victoire précieuse (107-105) face aux Dallas Mavericks, après avoir accusé jusqu’à 22 points de retard au troisième quart-temps.
Alors que la vedette slovène des Mavs, Luka Doncic (35 points), semblait devoir mener l’équipe texane vers un succès tranquille, le rôle du héros du soir est finalement revenu au remplaçant Damion Lee, auteur du panier de la victoire dans les dernières secondes.
Autre forme de come-back mercredi soir, à Brooklyn, avec le retour gagnant de l’ailier fort de la Nouvelle-Orléans Zion Williamson, absent des parquets depuis plus d’une saison pour cause de blessure. Auteur de 25 points, il a grandement contribué à la victoire des Pelicans (130-108) sur le parquet des Nets, qui démarrent mal leur saison et semblent toujours emprunts des mêmes maux qui les avaient fait manquer leur exercice précédent.
« C’est dingue ! » s’est exclamé le All Stars de la saison 2020-21. « Le simple fait de pratiquer le sport que j’aime, que je n’avais pas pu pratiquer pendant un long moment, est une bouffée d’air frais. (...) Mais il y a encore une large marge de progression », a ajouté le joueur de 22 ans.
Golden State plus fort que les Lakers
Sourires aux lèvres et bagues aux doigts, les Warriors d’un Stephen Curry, toujours aussi épicé, ont fêté comme il se doit leur grand retour sur les parquets depuis leur titre glané la saison dernière en dominant avec sérieux les Lakers de LeBron James (123-109).
Le MVP de la dernière finale, remportée aux dépens de Boston (4-2), a fini avec 33 points (7 passes, 6 rebonds, 4 interceptions). En mode diesel durant la première période (0/5 derrière l’arc), il a fini, au milieu du troisième quart-temps, par trouver la mire avec deux tirs rentrés coup sur coup, qui ont contribué à creuser l’écart.
Golden State, qui parvient généralement à faire sauter n’importe quel verrou à ce moment du match, a infligé un 32-19 aux Lakers pour faire culminer son avance à 27 unités au début de la quatrième reprise. Là encore sous l’impulsion de Curry, auteur de huit autres points, dont deux autres shoots longue distance et un panier de funambule sous le panneau.
Mais l’action qui a particulièrement ravi le staff des Warriors et l’entraîneur Steve Kerr (né à Beyrouth en 1965) en tête, a été la passe décisive, superbe, de Jordan Poole (12 points) vers Draymond Green (4 points, 5 rebonds, 5 passes), parti au panier après un écran.
Une entente plus que cordiale, quinze jours après le fameux coup de poing au visage asséné par le second au premier lors d’un entraînement, qui avait mis à mal la sérénité du groupe. Mais pas sa stabilité jusqu’à preuve du contraire.
C’est d’ailleurs dans l’allégresse qu’avait débuté la soirée, avec la traditionnelle remise des bagues de champion. « Une célébration incroyable. C’était vraiment difficile d’aller jouer un match de basket après ça, mais nous avons trouvé le moyen de le faire », a commenté Curry, aidé dans sa tâche par Andrew Wiggins (20 points, 6 rebonds) et Klay Thompson (18 points).
Côté Lakers, LeBron James a été très bon pour l’entame de sa 20e saison, tutoyant le triple-double (31 points, 14 rebonds, 8 passes), Anthony Davis l’a soutenu offensivement (27 points) et Russell Westbrook, titulaire, s’est démené (19 points, 11 rebonds), mais il leur a manqué de la constance dans l’effort.
« Notre performance a été conforme à ce que j’attendais : quelques très bons passages, d’autres moins bons. Une fois que nous serons sur la même longueur d’onde, ça va s’améliorer », a analysé LBJ, qui s’est voulu rassurant au terme de la rencontre.
Plus tôt, les Celtics, eux aussi récemment chamboulés par des remous internes, avec la suspension de leur entraîneur Ime Udoka pour sa relation intime « inappropriée » avec une employée du club, ont également commencé du bon pied en battant les Sixers de Philadelphie (126-117).
Le duo Jayson Tatum/Jaylen Brown a été déterminant, avec 70 points cumulés, offrant un succès encourageant au coach intérimaire Joe Mazzulla, qui était jusque-là l’adjoint d’Udoka.
En face, James Harden a pourtant été performant, mais pas jusqu’au bout, auteur lui aussi de 35 points, dont 4 seulement dans le dernier quart-temps. L’arrière a aussi alimenté, avec le Celtic Marcus Smart, la première édition de la saison du Shaqtin’ a Fool, le bêtisier commenté par l’ancienne star des Lakers Shaquille O’Neal pour l’émission NBA on TNT.
Avec un dribble croisé, The Beard (le barbu) a surpris son vis-à-vis, qui a simulé une poussée en se laissant tomber au sol. Prenant tout son temps pour shooter derrière l’arc, histoire de chambrer un peu, Harden a fait un... air ball, le ballon manquant totalement sa cible.
L’autre star de Philly, Joel Embiid n’a pas démérité non plus (26 points, 15 rebonds, 5 passes), à l’image du cinq majeur, le bât blessant du côté des remplaçants (11 points inscrits contre 34 pour les Celtics).
Dans le Tenessee, la soirée a été moins joyeuse pour les New York Knicks d’Evan Fournier, battus en prolongation (115-112) par les Grizzlies de Memphis.
Source : AFP

