La présidente de la Commission nationale pour la femme libanaise, Claudine Aoun, était l’invitée d’honneur de la conférence internationale « Femmes, paix et sécurité au Liban : politique, mécanisme de concertation, orientations », organisée par l’université La Sapienza à Rome. Cette conférence, qui s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives entreprises par l’université La Sapienza concernant la mise en œuvre de plans d’action nationaux sur les femmes, la paix et la sécurité, visait à améliorer la connaissance mutuelle et à explorer les concertations dans le domaine de la médiation, du maintien de la paix et de la coopération internationale.
Dans son intervention enregistrée et diffusée pour la conférence, Claudine Aoun a commencé par remercier l’université La Sapienza pour son invitation et pour les événements que l’institution organise pour discuter des plans d’action nationaux sur les femmes, la paix et la sécurité. « Quelles que soient les différences entre les régions géographiques et les cultures, les préoccupations de paix et de sécurité restent communes et se rejoignent avec les problématiques concernant les femmes et leur rôle central dans la construction de la paix à travers la participation politique et dans le cadre des armées et des forces de sécurité. »
« La Commission nationale pour la femme libanaise continue à œuvrer pour faire pression et aboutir à toutes les réformes nécessaires dans le cadre du plan d’action pour la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité qui a été approuvée par le Conseil des ministres en 2019, a-t-elle rajouté. L’un des derniers axes sur lesquels nous avons travaillé était d’augmenter la représentation des femmes au Parlement lors des dernières élections législatives de mai 2022 en soumettant un amendement à la loi pour inclure un quota de femmes. Bien que la plupart des blocs parlementaires aient annoncé leur soutien au quota, celui-ci n’a pas été adopté. Cela nous incite à redoubler d’efforts pour aboutir à un texte de loi pour l’adoption d’un quota de femmes lors des prochaines élections des conseils municipaux, ainsi qu’un autre concernant la participation des femmes aux conseils d’administration des sociétés par actions. »
En outre, Claudine Aoun a souligné que « grâce aux efforts de la Commission nationale des affaires féminines libanaises, de la commission parlementaire pour les Femmes et les Enfants et de tous les partenaires de la société civile, le Parlement a adopté en 2020 une loi criminalisant le harcèlement sexuel, ainsi que des amendements à la loi sur la protection des femmes et des autres membres de la famille contre la violence domestique ». D’autre part, plusieurs réunions sont consacrées à l’adoption de procédures opérationnelles standard dans la lutte contre la traite des êtres humains, contre le mariage précoce, contre l’abandon scolaire et contre la violence faite aux femmes et aux filles, sans oublier la lutte contre la propagation du chantage électronique et le travail pour l’élaboration d’un modèle de contrat unifié réglementant le travail des travailleurs étrangers.


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