C’est la baisse en glissement annuel à fin septembre des avoirs en devises de la Banque du Liban, c’est-à-dire de ses réserves, sans compter celles en or et les eurobonds qu’elle détient qui sont d’une valeur nominale de 5,5 milliards de dollars. Les avoirs en devises de la banque centrale ont ainsi atteint 9,87 milliards de dollars au troisième trimestre de l’année, contre 13,76 milliards de dollars à fin septembre 2021.
Selon le Lebanon this Week de la Byblos Bank, qui a relayé ces chiffres, cette baisse est due au financement des importations de certaines denrées de base, qui sont subventionnées par la BDL depuis octobre 2019 pour juguler la perte de pouvoir d’achat des Libanais, en raison de la dévaluation de la monnaie nationale. La semaine dernière, le dollar s‘échangeait contre près de 39 000 livres, alors que son cours officiel est toujours de 1 507,5 livres, soit une dévaluation de plus de 96 %.

À noter toutefois que certaines subventions ont été arrêtées entre-temps, comme celles sur les carburants, dont la levée progressive avait commencé en juin 2021 et s’est accélérée au cours de l’été 2022. La BDL a officiellement mis fin à cette catégorie de subventions le 7 octobre par la circulaire n° 643, dont le dernier pan avait été supprimé le 12 septembre dernier.
Toutefois, à travers ce document, la Banque du Liban confirme le maintien des mécanismes de subvention sur le blé, certains médicaments (contre le cancer ou les maladies incurables notamment), les matières premières pour l’industrie pharmaceutique ou encore le lait pour les nourrissons, à 1 507,5 livres pour un dollar, bien qu’à des ratios différents.
De plus, un autre élément qui permettrait d’expliquer cette baisse des réserves de devises est la circulaire n° 161, qui permet aux déposants depuis décembre 2021 d’obtenir des dollars frais depuis leurs comptes en livres au taux de la plateforme de change de la BDL, Sayrafa. Il s’agit d’un des nombreux mécanismes permettant de juguler les restrictions bancaires illégales sur les comptes en devises en vigueur depuis la fin de l’été 2019.
Depuis le début de la crise, les avoirs en devises de la BDL n’ont fait que baisser, poussant de nombreux observateurs à estimer que la levée des subventions était inévitable. À titre de comparaison, le niveau des réserves atteignait 29,3 milliards de dollars à fin septembre 2019.
Enfin, les réserves d’or se sont élevées à 15,4 milliards de dollars à fin septembre, en baisse de 3,4 % en glissement annuel. Ce niveau reste cependant moins élevé que le pic de 18,5 milliards de dollars atteint en avril 2022. Enfin, le bilan de la BDL a totalisé 178,3 milliards de dollars au troisième trimestre 2022, soit + 12 % en glissement annuel.


Cela n’étonne personne. Les mêmes voleurs aux mêmes postes et le même système mafieux tirent les ficelles pendant que le peuple est en train de crever sans que cela leur pose un cas de conscience. Au contraire ça les motive à aller plus loin dans leurs sales besognes puisque les citoyens sont exsangues et hors d’état de nuire. A mon avis le pire est encore devant nous et nous arriverons à la conclusion que la réserve d’or est déjà pillée depuis belle lurette puisque ce sont les voleurs qui veillent sur les coffres de l’état depuis de décennies et rien ni personne ne peut les arrêter puisqu’ils ont eu raison de toute la population soit par leurs mensonges et des miettes pour acheter leur silence, soit par la famine et l’injustice qui les épuisent et les rendent aphones et démunis.
13 h 05, le 18 octobre 2022