En réponse à un communiqué émanant du secrétariat patriarcal (publié dans notre édition du 3 septembre) où il était affirmé que « le saint-père a approuvé les mesures disciplinaires à l’encontre » du P. Wissam Maalouf, fondateur de l’institut Mission de vie, l’avocat de ce dernier Michel Hannouche nous envoie une mise au point dans laquelle il affirme que le pape François a cassé les décisions émanant du tribunal administratif patriarcal maronite à l’encontre de son client. Dans la mise au point de Me Hannouche, il ressort que le pape a reconnu « le droit du P. Wissam Maalouf, fondateur de l’institut Mission de vie, de continuer à exercer son sacerdoce et de poursuivre sa vocation monastique au sein de l’institut » Mission de vie qu’il a fondé.Toutefois, d’autres « mesures provisoires » ont été prises par le pape (5 août 2022), d’un commun accord avec le cardinal Leonardo Sandri, président de la Congrégation des Églises orientales, pour empêcher un possible recours devant le tribunal de la signature apostolique, qui a compétence ultime dans ce type d’affaires, précise la mise au point
Le texte ajoute que la publication du communiqué par le secrétariat patriarcal, en la forme qu’il a prise, trahit « l’intention de diffamer et de nuire » de la part de ses auteurs, d’autant plus que « la décision émanant du pape François devait, selon sa volonté expresse, se limiter aux personnes concernées ».
« Il est évident, souligne la mise au point de M. Hannouche, que le lecteur du communiqué émanant du secrétariat patriarcal ignore les données et les dessous de l’affaire, et qu’il est très facile, partant, d’induire en erreur celui qui en prend connaissance. ».
Il ressort de la mise au point que le P. Wissam Maalouf était en profond désaccord, au cours des trois dernières années, avec Mgr Peter Karam, évêque maronite, « nommé délégué patriarcal auprès de l’institut Mission de vie », ce qui a provoqué « de profondes divisions » au sein de la communauté monastique qui l’anime, « qui ont pour origine des différends d’ordre personnel ».
Mais ces différends, ajoute la mise au point, « sont de ceux qu’il convenait de régler exclusivement par des voies juridiques ecclésiales et éthiques ».
« Il y a lieu de noter, conclut la mise au point, qu’après avoir été privé du droit de se défendre devant le tribunal administratif ecclésiastique au Liban et après les décisions iniques prises à son encontre, le P. Wissam Maalouf a fait appel devant la Congrégation pour les Églises orientales, avec pour résultat l’annulation de toutes les mesures prises contre lui », ce que le pape a confirmé, comme précisé plus haut.


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