Le logo du groupe Liban Fort. Photo Ani.
Le groupe parlementaire aouniste a mis en garde contre toute tentative d'accorder "au gouvernement démissionnaire le pouvoir d'agir en tant que président de la République", appelant à la formation d'un nouveau cabinet au plus vite.
Dans un communiqué, le groupe a mis en garde "contre toute tentative de contourner la constitution et le pacte national en accordant au gouvernement sortant le pouvoir d'agir en tant que président de la République et d'ouvrir la voie à un Exécutif sans chef de l’État". "La formation du gouvernement prévient tout éventuel chaos constitutionnel", a-t-il ajouté.
Demain mercredi 31 août, le Liban est supposé entrer en période d’élection présidentielle, afin de choisir un successeur à Michel Aoun dont le mandat arrivera à terme deux mois plus tard. Sauf que dans la réalité, rien ne prête à croire que cette échéance passera comme une lettre à la poste. Bien au contraire. Tout indique que le pays risque de plonger, pour la première fois de son histoire, dans le vide total au niveau du pouvoir exécutif, surtout que M. Aoun, et contrairement à ce dont l’accusent ses détracteurs, se dit déterminé à quitter Baabda le 31 octobre. Le besoin de former un gouvernement de pleins pouvoirs devient donc une urgence.
Toujours dans son communiqué, le groupe aouniste affirme que "la priorité est désormais de former un gouvernement et d'élire un président de la République, indépendamment des négociations sur l'accord nucléaire, la démarcation de la frontière ou les relations entre les monarchies du Golfe et l'Iran, ou entre la Syrie et la Turquie". Il appelle ainsi à "renforcer la position libanaise à la lumière des développements régionaux et internationaux" et affirme que cela peut se faire en "formant un gouvernement avec une pleine légitimité et des pouvoirs constitutionnels et en élisant un président de la République dans le délai constitutionnel".


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