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Société - Explosions du port de Beyrouth

Les proches des dix pompiers tués le 4 août 2020 en appellent à l'ONU

Les proches des dix pompiers tués le 4 août 2020 en appellent à l'ONU

Les proches des pompiers tués le 4 août 2020, lors des cérémonies marquant les deux ans du drame du port de Beyrouth. Photo Joao Sousa

A l'occasion de la commémoration du deuxième anniversaire du drame du 4 août 2020, des parents ou proches des dix pompiers volontaires qui ont perdu la vie en essayant d’éteindre l'incendie dans le hangar 12 du port de Beyrouth ont adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres ainsi qu'aux membres permanents du Conseil de sécurité, pour leur demander l'établissement "d’une commission professionnelle et indépendante ayant pour mandat d’établir les causes de l'explosion du port de Beyrouth et d’en déterminer les responsables".

Dans leur lettre, les proches de Joe Bou Saab, Sahar Fares, Mithal Hawa, Charbel Hitti, Najib Hitti, Rami Kaaki, Charbel Karam, Elie Khouzami, Ralph Mallahi et Joe Noun, rappellent que depuis l'explosion du port, l'enquête libanaise est entravée. "En dépit de leur inculpation par la justice libanaise, et forts de l’appui de leurs partis politiques, plusieurs anciens ministres et membres actuels du Parlement libanais, ont réussi à entraver l'enquête en cours, en dévoyant de manière flagrante les processus politiques et judiciaires. Le juge d'instruction, Tarek Bitar, a été empêché d'exercer ses fonctions depuis Décembre 2021 par le biais de procédures judiciaires fallacieuses", écrivent-ils. "Deux ans après le drame, ni vérité ni justice n’ont vu le jour", ajoutent-ils.

Assurant "avoir fait preuve d’énormément de patience en attendant l’issue du processus judiciaire libanais", les signataires de la lettre se disent "convaincus que la vérité sur l'explosion et la détermination de ceux qui en portent la responsabilité ne pourront pas être établies sans l'intervention des Nations Unies" et la communauté internationale, qui "se doivent maintenant de reconnaître que ce processus est irrémédiablement défectueux et qu’il ne peut conduire ni à la vérité ni à la justice".

Dans ce contexte, les proches prient le Conseil de sécurité d'intervenir si "dans les 90 jours à compter de la date de la présente lettre (le 4 août 2022, ndlr), le juge d'instruction n’est pas pleinement réintégré dans ses fonctions et ne confirme pas qu’il est en mesure de publier son rapport final endéans cette période". Dans le détail, ils prient "respectueusement le Conseil de Sécurité de considérer et, le cas échéant, d’adopter des résolutions:
i) ordonnant l’établissement et le financement d’une commission professionnelle et indépendante ayant pour mandat d’établir les causes de l'explosion du port de Beyrouth et d’en déterminer les responsables;
ii) ordonnant au gouvernement libanais, au juge d'instruction et à toutes les parties concernées au Liban de remettre à la commission susmentionnée, toutes les informations et tous les documents en leur possession concernant l'explosion du port de Beyrouth , et de coopérer pleinement avec ladite commission".

Cette lettre prend également la forme d'une pétition, qui peut être signée en cliquant sur ce lien.




A l'occasion de la commémoration du deuxième anniversaire du drame du 4 août 2020, des parents ou proches des dix pompiers volontaires qui ont perdu la vie en essayant d’éteindre l'incendie dans le hangar 12 du port de Beyrouth ont adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres ainsi qu'aux membres permanents du Conseil de sécurité, pour leur demander...

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Il était temps!

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12 h 01, le 05 août 2022

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  • Il était temps!

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    12 h 01, le 05 août 2022

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