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Monde - Canada

François célèbre sa première grande messe

François célèbre sa première grande messe

le pape François saluant les fidèles avant la grande messe, hier, à Edmonton. Guglielmo Mangiapane/Reuters

Le pape François, en visite au Canada, a célébré mardi une grande messe dans un stade de l’ouest du pays, au lendemain d’une demande de pardon historique pour le drame des pensionnats pour autochtones.

Sous un ciel voilé, des milliers de personnes ont afflué hier au Commonwealth Stadium à Edmonton (Alberta) où le souverain pontife devait prononcer une homélie, sa troisième prise de parole depuis le début de sa visite dimanche.

Lors de son premier discours lundi, le pape a présenté les excuses tant attendues par les populations amérindiennes du Canada.

Mardi, pour la poursuite de son voyage, François, 85 ans, a salué la foule à bord de sa papamobile, malgré ses douleurs au genou qui le contraignent à utiliser une canne ou un fauteuil roulant et à limiter ses déplacements.

« C’est une opportunité qui n’arrive qu’une fois dans une vie », déclare Mary, venue de Leduc au sud d’Edmonton, lunettes de soleil sur le nez, tandis que des chants traditionnels résonnent dans le stade, en présence de nombreux policiers.

Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques devait se rendre ensuite au lac Sainte-Anne, situé à environ 80 km à l’ouest d’Edmonton, pour une célébration liturgique dans l’un des principaux lieux de pèlerinage d’Amérique du Nord.

Chaque année, depuis la fin du XIXe siècle, des milliers de pèlerins venus principalement du Canada et des États-Unis se rendent sur place pour se baigner et prier dans ces eaux aux vertus guérissantes, selon les rites amérindiens.

Le 26 juillet marque la fête de sainte Anne, mère de la Vierge Marie et grand-mère de Jésus dans la tradition catholique, une figure majeure pour de nombreuses communautés autochtones canadiennes.

Trop « scénarisé » ?

Lundi, le pape a présenté des excuses historiques aux peuples amérindiens en demandant « pardon pour le mal » fait pendant des décennies dans les pensionnats pour autochtones. Une journée qualifiée d’« historique » par de nombreux chefs autochtones. Les paroles du souverain pontife étaient attendues depuis des années par ces peuples – Premières Nations, Métis et Inuits – qui représentent aujourd’hui 5 % de la population canadienne.

« C’était bien mais c’était scénarisé, ce n’était pas spontané. J’ai l’impression que ça aurait signifié plus pour beaucoup de gens si ça venait du cœur, sans lire une feuille de papier », confie Caroline Bruyeri peu avant le début de la messe au stade, vêtue d’un pull orange avec la mention « Every child matters » (« Chaque enfant compte »).

Henry Swanpy, membre des Premières Nations de Sagkeeng, s’est dit « déçu » que le pape ait parlé en espagnol et non en anglais. « Quand je suis allé au pensionnat, on m’interdisait de parler ma langue, je devais parler anglais. Il aurait dû apprendre à s’excuser dans notre langue, ce n’est pas difficile de dire le mot « désolé », regrette-t-il.

Le douloureux chapitre des « écoles résidentielles » pour enfants autochtones a fait au moins 6 000 morts entre la fin du XIXe siècle et les années 1990, créant un profond traumatisme sur plusieurs générations.

En avril, le pape avait pour la première fois présenté ses excuses au Vatican pour le rôle joué par l’Église dans les 130 pensionnats, où quelque 150 000 enfants ont été enrôlés de force, coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture, et souvent victimes de violences.

Pour de nombreux autochtones, c’est la découverte de plus de 1 300 sépultures anonymes en 2021 près de ces pensionnats qui a poussé le pape et l’Église à accepter de présenter des excuses refusées pendant des années.

Le voyage du pape se poursuivra mercredi avec une étape de deux jours à Québec, avant une dernière étape vendredi à Iqaluit, dans l’archipel arctique, à la rencontre des populations inuites.

Le pape François, en visite au Canada, a célébré mardi une grande messe dans un stade de l’ouest du pays, au lendemain d’une demande de pardon historique pour le drame des pensionnats pour autochtones.Sous un ciel voilé, des milliers de personnes ont afflué hier au Commonwealth Stadium à Edmonton (Alberta) où le souverain pontife devait prononcer une homélie, sa troisième prise de parole depuis le début de sa visite dimanche.Lors de son premier discours lundi, le pape a présenté les excuses tant attendues par les populations amérindiennes du Canada. Mardi, pour la poursuite de son voyage, François, 85 ans, a salué la foule à bord de sa papamobile, malgré ses douleurs au genou qui le contraignent à utiliser une canne ou un fauteuil roulant et à limiter ses déplacements.« C’est une opportunité qui...
commentaires (2)

"Pour de nombreux autochtones, c’est la découverte de plus de 1 300 sépultures anonymes en 2021 près de ces pensionnats qui a poussé le pape et l’Église a accepté de présenter des excuses refusées pendant des années." Hmmm...faites gaffe à la grammaire!

Georges MELKI

11 h 19, le 27 juillet 2022

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Commentaires (2)

  • "Pour de nombreux autochtones, c’est la découverte de plus de 1 300 sépultures anonymes en 2021 près de ces pensionnats qui a poussé le pape et l’Église a accepté de présenter des excuses refusées pendant des années." Hmmm...faites gaffe à la grammaire!

    Georges MELKI

    11 h 19, le 27 juillet 2022

    • Merci pour votre commentaire. L'erreur a été corrigée.

      L'Orient-Le Jour

      11 h 24, le 27 juillet 2022

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