Le pianiste Simon Ghraichy et la derviche tourneuse Rana Gorgani au pied de l’acropole de Baalbeck. Photo Nidal Solh
Tandis que le ciel se colorait de teintes orangées, une certaine effervescence animait dimanche soir les ruelles de la ville de Baalbeck, autour des temples antiques. Certains profitaient des derniers rayons du soleil en famille, d’autres se pressaient pour assister au concert final de l’édition 2022 du festival, au cœur d’une acropole millénaire.
Tandis qu’un éclairage ocre et rosé drapait les colonnes corinthiennes, la présidente du Festival de Baalbeck, Nayla de Freige, accueillait chaleureusement le public, en rappelant les différentes étapes qui ont permis à l’événement d’avoir lieu, en dépit de toutes les difficultés actuelles. Puis c’est le pianiste libanais de renommée internationale Simon Ghraichy qui a pris le relais, avec un prélude et fugue de Bach/Liszt, dont les notes cristallines métamorphosent les lieux en un instant.
Le pianiste libanais de renommée internationale Simon Ghraichy. Photo Nidal Solh
Les mouvements rotatifs de la danseuse Rana Gorgani, derviche tourneuse, accompagnaient la dimension aérienne et irréelle du spectacle. Les interludes électroacoustiques de Jacopo Baboni Schilingi créaient un effet de fluidité entre les pièces d’Albeniz, Granados, Rodrigo ou Tarrega.
Rana Gorgani, flamboyante dans une danse rotative au pied de l'acropole de Baalbeck. Photo Nidal Solh
Les artistes ont terminé le spectacle avec Timelapse, de Michael Nyman : Rana Gorgani était vêtue d’une robe noire, décorée de pierres ; l’interprétation des artistes était sobre et intense. Le mode mineur de la mélodie ne semblait pas exprimer de la mélancolie, mais plutôt une forme de détermination et de dignité, à l’image d’un festival qui a tenu sa promesse, devant un public enchanté.



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