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Raï : Aucune partie n'a le droit de prendre la place des autorités constitutionnelles


Raï : Aucune partie n'a le droit de prendre la place des autorités constitutionnelles

Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo d'archives AFP

Le chef de l'Église maronite Béchara Raï s'en est implicitement pris au Hezbollah samedi, estimant qu'"aucune composante ne peut prendre la place des autorités constitutionnelles". Le parti chiite avait menacé Israël d'une guerre en raison du litige frontalier qui oppose le Liban à l'Etat hébreu au sujet du tracé de leur frontière maritime.

"Aucune composante n'a le droit de prendre la place de toutes les autorités constitutionnelles et parties libanaises et de décider du sort du Liban", a affirmé le prélat dans son homélie, en allusion au Hezbollah, qui avait adressé mercredi des menaces de guerre contre Israël, quelques semaines après avoir lancé des drones en direction du champ de Karish. Cette plateforme pétrolière pourrait se trouver dans une zone contestée par le Liban s'il officialisait ses revendications maximalistes. Samedi, le chef du groupe parlementaire du parti pro-iranien, le député Mohammad Raad, a tenté de calmer le jeu. Il a ainsi affirmé que le Hezbollah ne souhaitait pas la guerre, mais qu'il s'y tenait prêt.

S'exprimant au sujet de la mise sur pied d'un nouveau cabinet, celui du Premier ministre désigné étant chargé de gérer les affaires courantes depuis le 22 mai dernier, le patriarche Raï a estimé que "la non formation d'un nouveau gouvernement est un choix dangereux". Il a dans ce cadre appelé toutes les parties à "mettre de côté leurs différends et trouver des solutions objectives afin de faciliter la formation d'un nouveau gouvernement et d'élire un nouveau président de la République dans les délais constitutionnels", le mandat du président Michel Aoun prenant fin en octobre.

Le chef de l'Église maronite Béchara Raï s'en est implicitement pris au Hezbollah samedi, estimant qu'"aucune composante ne peut prendre la place des autorités constitutionnelles". Le parti chiite avait menacé Israël d'une guerre en raison du litige frontalier qui oppose le Liban à l'Etat hébreu au sujet du tracé de leur frontière maritime."Aucune composante n'a le droit de prendre la place de toutes les autorités constitutionnelles et parties libanaises et de décider du sort du Liban", a affirmé le prélat dans son homélie, en allusion au Hezbollah, qui avait adressé mercredi des menaces de guerre contre Israël, quelques semaines après avoir lancé des drones en direction du champ de Karish. Cette plateforme pétrolière pourrait se trouver dans une zone contestée par le Liban s'il officialisait ses revendications...