Les silos du port de Beyrouth en feu, le 13 juillet 2022. Photo REUTERS/Emilie Madi
Le député Melhem Khalaf, issu de la contestation populaire, a annoncé samedi qu'un accord a été conclu avec les autorités pour éteindre le feu en cours depuis une dizaine de jours dans les silos du port de Beyrouth, détruits par l'explosion meurtrière du 4 août 2020. Jusque-là, les autorités s'opposaient à lutter contre ce feu, affirmant craindre l'effondrement des silos sur les équipes de secours.
"Nous nous sommes rendus hier soir aux silos en feu, accompagnés de certains proches des victimes de l'explosion. Nous avons insisté à entrer en contact avec les ministres concernés. Ceux des Travaux publics, de l'Environnement et de l'Économie ont répondu présents, ainsi que le mohafez de Beyrouth. Il a été convenu, en notre présence, d'éteindre le feu, en coopération avec l'armée libanaise. En espérant que cet accord sera appliqué aujourd'hui", a écrit sur Twitter M. Khalaf.
توجهنا مساء الأمس الى الإهراءات المشتعلة،مع بعض أهالي ضحايا ٤ آب،وأصرينا على التواصل مع الوزراء المعنيين،فحضر وزراء الأشغال والبيئة والإقتصاد بالإضافة الى محافظ بيروت. فتمّ التوافق أمامنا على إطفاء النيران بالتعاون مع الجيش!على أمل التنفيذ اليوم!@najat_saliba @CynthiaZarazir pic.twitter.com/XJXkp6gf6c
— Melhem Khalaf (@MelhemKhalaf) July 16, 2022
Depuis quelques jours, plusieurs départs de feu se sont succédé au niveau des silos du port. Des collectifs et des familles de victimes appellent régulièrement à préserver ce lieu symbolique, alors que les autorités souhaitent le détruire, affirmant qu'il menace de s'effondrer à tout moment. Le directeur général des silos du port, Assaad Haddad, avait expliqué à l'AFP que la température émise par l'incendie n'était pas suffisamment élevée pour provoquer des dommages structurels ou dégager une fumée toxique. Quant au ministre sortant de l'Économie, Amine Salam, il faisait valoir que "ces incendies continueront tant qu'il y aura des grains". Il avait cependant ajouté que la présence du blé contribue à la stabilité de la structure, et prévenu que "si les silos se vident de leur contenu, il pourrait y avoir un effondrement partiel".


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