Un navire de la marine militaire libanaise. Photo d'illustration site de l'armée libanaise
Les forces navales libanaise et américaine ont commencé, mardi, leurs exercices militaires annuels conjoints au large du Liban, a annoncé l'ambassade des États-Unis à Beyrouth, des manœuvres qui doivent durer deux semaines, alors que le président américain Joe Biden entame mercredi une visite au Moyen-Orient, où il se rendra notamment en Israël et en Arabie saoudite.
M. Biden sera accompagné d'Amos Hochstein, médiateur américain sur le dossier litigieux de la frontière maritime entre le Liban et l'État hébreu.
Le commandement central des forces navales américaines (NAVCENT, en anglais) et les forces armées libanaises ont donné le coup d'envoi de l'exercice "Resolute Union 2022", axé sur les opérations de sécurité maritime, la lutte contre les mines et le désarmement des explosifs et munitions. Cet exercice implique environ 60 membres du personnel américain de la Navy, du corps des marines, de l'armée et des garde-côtes.
"Depuis 22 ans, les exercices Resolute Union ont permis de renforcer la collaboration entre nos forces armées et de s'assurer que les forces armées libanaises sont prêtes à mener à bien leur mission", a déclaré l'ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea. "Malgré tous les défis auxquels l'armée a été confrontée cette année dans le contexte de la crise économique au Liban, elle a fait preuve d'un engagement extraordinaire, et les États-Unis continueront à offrir leur plein soutien à tous leurs efforts", a-t-elle poursuivi.
"C'est une excellente occasion de travailler avec nos partenaires libanais, qui sont très compétents, et de renforcer nos relations", a déclaré pour sa part le vice-amiral Brad Cooper, commandant du NAVCENT. "Travailler ensemble renforce la sécurité et la stabilité régionales", a-t-il estimé. Le siège du NAVCENT se trouve à Manama, à Bahreïn, et comprend les forces américaines opérant dans le golfe Arabo-Persique, le golfe d'Oman, la mer Rouge, certaines parties de l'océan Indien et trois "zones critiques" : les détroits d'Ormuz et de Bab al-Mandeb, ainsi que le canal de Suez.
Washington est un des principaux soutiens de l'armée libanaise. En 2021, les financements offerts par l'administration américaine à la troupe s'élevaient à 187 millions de dollars, alors que l'Etat libanais, en faillite, peine à subvenir aux besoins de l'armée et que la dépréciation de la monnaie nationale a réduit comme peau de chagrin la solde des militaires.


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