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Manifestation à Tripoli contre le mariage civil et l'homosexualité

Manifestation à Tripoli contre le mariage civil et l'homosexualité

La place al-Nour de Tripoli. Photo d'illustration Michel Hallak

Des dizaines de personnes ont manifesté samedi en fin de journée à Tripoli (Nord) contre le mariage civil et l'homosexualité, à l'appel du mufti de la République Abdellatif Deriane. Ce sit-in a été organisé une semaine après que le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a adressé une lettre aux forces de sécurité, les appelant à empêcher les regroupements qui "font la promotion des relations sexuelles contre nature", à la fin du "mois des fiertés", et alors que le week-end dernier avait été marqué par plusieurs incidents et menaces visant la communauté LGBTQ+ au Liban.

Selon des informations de la radio "La voix du Liban", les protestataires rassemblés sur la place al-Nour ont crié leur refus du mariage civil, de l'homosexualité et d'une loi unifiée sur le statut personnel, réclamée par des ONG et une partie de la société civile pour remplacer les règles communautaires régissant le statut personnel. Prenant la parole pendant cet événement, un cheikh sunnite a estimé que la situation au Liban "dépassait les lignes rouges" et dénoncé "une attaque flagrante contre nos croyances, nos principes" et exprimé sa solidarité avec le mufti Deriane et Bassam Maoulaoui "contre ce danger qui commence à toucher nos enfants et nos familles".

Mercredi, Abdellatif Deriane, plus haute autorité religieuse sunnite au Liban, s'était une nouvelle fois exprimé contre "la suppression de la dualité homme-femme", la "négation de la distinction innée des rôles entre les deux genres, la propagation d'une culture de l'anarchie sexuelle" ainsi que "la légalisation et la protection des dérives sexuelles" et "la légalisation de l'adultère et de l'avortement".

Alors que le week-end dernier avait été marqué par une atmosphère d'homophobie, la Société libanaise de psychiatrie s'était sentie obligée de rappeler que "l'homosexualité ne peut être considérée comme une maladie qui nécessite un traitement".

Malgré cette évidente mise au point, le vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah, le cheikh Ali Daamouche, avait qualifié vendredi l'homosexualité de "maladie", qui "menace la perpétuation de la race humaine", appelant le Parlement à adopter une "législation spéciale qui criminalise et pénalise ce fléau".


Des dizaines de personnes ont manifesté samedi en fin de journée à Tripoli (Nord) contre le mariage civil et l'homosexualité, à l'appel du mufti de la République Abdellatif Deriane. Ce sit-in a été organisé une semaine après que le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a adressé une lettre aux forces de sécurité, les appelant à empêcher les regroupements qui...