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Dernières Infos - Consultations Parlementaires

Le CPL n'a "aucune envie" de participer au gouvernement mais laisse la porte ouverte


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Le Premier ministre libanais désigné, Nagib Mikati (d), s'entretenant avec le groupe parlementaire dirigé par le Courant patriotique libre de Gebran Bassil, le 28 juin 2022 au Parlement. Photo Flickr/Parlement

"Nous n'avons aucune envie de participer au gouvernement, mais nous n'avons pas encore tranché cette question en tant que groupe parlementaire", a affirmé mardi le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil, après l'entretien de sa formation avec le Premier ministre désigné Nagib Mikati dans le cadre des consultations parlementaires non contraignantes au siège du Parlement, place de l'Étoile à Beyrouth. Le leader chrétien a ainsi laissé la porte ouverte à une éventuelle participation au futur gouvernement.

Dans une déclaration au nom de 15 parlementaires, le député de Batroun a indiqué que "nous n'avons aucune envie de participer au gouvernement, mais nous n'avons pas encore tranché cette question en tant que groupe parlementaire". "Nous n'avons demandé ni des postes, ni des portefeuilles. Nous n'avons pas de demandes, nous avons des espoirs : qu'il y ait une rotation des portefeuilles et qu'aucun bord politique n'accapare tel ou tel ministère", a-t-il lancé, contredisant ainsi les informations de plusieurs observateurs selon lesquels le CPL exigerait l'Énergie et les Affaires étrangères. "Des mensonges", a dit M. Bassil.

Au sujet de la nomination de Nagib Mikati la semaine dernière, le chef du CPL a déclaré avoir fait part au Premier ministre désigné du fait que "sa nomination contrevient au Pacte national", une allusion au manque de couverture chrétienne, le CPL et les Forces libanaises de Samir Geagea ayant refusé de le nommer.

Pour Gebran Bassil, le gouvernement "doit vite être formé car le temps presse". "Nous refuserons tout vide politique au niveau de la présidence", a prévenu le gendre du chef de l'État Michel Aoun, dont le mandat prend fin en octobre.

Le chef du gouvernement désigné, qui n'a obtenu que 54 voix sur 128 députés lui permettant d'être reconduit à son poste, doit composer entre une logique de renouveau souhaitée par nombre de Libanais et les desiderata des uns et des autres. Il envisagerait, pour accélérer le processus de formation, de remanier son équipe chargée de l'expédition des affaires courantes, en gardant certains ministres et en en remplaçant d'autres. Plusieurs groupes parlementaires ont déjà annoncé qu'ils ne prendront pas part au prochain gouvernement.

Empêtré dans une crise économique sans précédent depuis 2019, le Liban pourrait également, selon nombre d'observateurs, pâtir d'une crise politique, avec une vacance gouvernementale mais aussi présidentielle, si les différentes forces politiques ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le nom d'un successeur à Michel Aoun.

"Nous n'avons aucune envie de participer au gouvernement, mais nous n'avons pas encore tranché cette question en tant que groupe parlementaire", a affirmé mardi le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil, après l'entretien de sa formation avec le Premier ministre désigné Nagib Mikati dans le cadre des consultations parlementaires non contraignantes au siège du Parlement, place de l'Étoile à Beyrouth. Le leader chrétien a ainsi laissé la porte ouverte à une éventuelle participation au futur gouvernement.Dans une déclaration au nom de 15 parlementaires, le député de Batroun a indiqué que "nous n'avons aucune envie de participer au gouvernement, mais nous n'avons pas encore tranché cette question en tant que groupe parlementaire". "Nous n'avons demandé ni des postes, ni des portefeuilles. Nous...