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Nos Lecteurs ont la Parole

Un président du Conseil avisé

Un homme avisé en vaut deux… M. Mikati n’est pas un citoyen ordinaire lorsqu’il vient naïvement nous dire lors d’une interview à la télé qu’en 2016, ayant vu que les taux d’intérêt consentis sur les dépôts atteignaient les 16 %, il a pris la décision, en homme d’affaires avisé, de transférer ses avoirs à l’étranger. Félicitations pour sa franchise. Cependant en 2016, M. Mikati était déjà un ex-Premier ministre, un député, un chef de parti, un homme politique influent. Lorsqu’il a constaté que les décisions financières prises par les responsables de son pays prenaient une mauvaise tournure et risquaient de mener à l’effondrement du système bancaire, il aurait dû alerter sans tarder le gouvernement, le Parlement, la Banque du Liban, la population et les mettre en garde contre les risques que courait le pays en cas de poursuite de cette politique, et non pas se dire « après moi le déluge » et se contenter de mettre à l’abri son propre capital, faisant fi de ce qui pouvait arriver au reste de la population et au pays tout entier ! Voilà le genre de responsables irresponsables dont le malheureux Liban est doté !

Et puis il estime, répétant par là des déclarations grotesques faites dans le passé par M. Riad Salamé, que ceux qui ont déposé leur argent au Liban (alors qu’ils ne faisaient que déposer leurs fonds dans les banques de leur propre pays) devaient connaître les risques qu’ils couraient. Il considère donc que ces personnes n’auraient pas dû croire toutes les assurances que le gouvernement, le ministre des Finances et le gouverneur de la banque centrale leur donnaient quasi quotidiennement sur la solidité de la monnaie nationale et l’absence de tout risque sur leur capital. Les autorités leur ont bien menti, les ont bien arnaqués. Tant pis pour eux : ils se sont laissé avoir, ils n’avaient qu’à ne pas être aussi crédules. M. Mikati ne l’a pas été et il a sauvé sa mise.

Et après tout ça, notre président du Conseil pense sérieusement ramener la confiance dans le système bancaire libanais et dans l’économie libanaise.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Un homme avisé en vaut deux… M. Mikati n’est pas un citoyen ordinaire lorsqu’il vient naïvement nous dire lors d’une interview à la télé qu’en 2016, ayant vu que les taux d’intérêt consentis sur les dépôts atteignaient les 16 %, il a pris la décision, en homme d’affaires avisé, de transférer ses avoirs à l’étranger. Félicitations pour sa franchise. Cependant...

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