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Monde - France

Macron recherche majorité... désespérément

L’Hexagone est peu habitué à ce type de scénario, contrairement à ses partenaires européens, comme l’Allemagne par exemple.

Macron recherche majorité... désespérément

Édouard Philippe reçu par Emmanuel Macron, hier, à l’Élysée. Gonzalo Fuentes /AFP

Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, le président français Emmanuel Macron a conclu mercredi un large tour de table avec les forces de l’opposition et ses alliés, à la recherche d’un difficile consensus pour sortir de la crise.

Car, trois jours après le second tour des élections législatives, la situation politique en France reste confuse et compliquée pour le chef de l’État, contraint de revoir ses plans faute d’avoir su dégager une majorité claire à la Chambre basse du Parlement.

Le président français devait s’exprimer mercredi soir pour la première fois depuis le revers subi dimanche au terme de ces consultations menées tous azimuts avec les chefs de parti de la majorité et de l’opposition.

Le créneau pour s’exprimer était réduit, alors que M. Macron a une série d’engagements internationaux à partir de jeudi. Il doit participer à un Conseil européen à Bruxelles, suivi de sommets du G7 et de l’OTAN.

Autre difficulté, la justice française a annoncé avoir ouvert une enquête après le dépôt de deux plaintes pour viol contre une membre du gouvernement, Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du Développement, de la francophonie et des Partenariats internationaux.

Le président a reçu tour à tour mercredi de hauts responsables de l’opposition, l’écologiste Julien Bayou et l’Insoumis (gauche radicale) Adrien Quatennens, notamment, ainsi que son allié et ancien Premier ministre Édouard Philippe, patron du parti Horizons. Ce dernier a appelé de nouveau à la création d’une « grande coalition » pour donner « une direction stable » au pays.

Mardi, M. Macron avait reçu plusieurs autres chefs de parti de la majorité et de l’opposition « afin d’identifier les solutions constructives » pour sortir de l’impasse, a expliqué la présidence.

C’est un peu la quadrature du cercle pour un président, surnommé Jupiter car accusé par les oppositions d’avoir eu une gestion verticale du pouvoir dans une France qui a traversé plusieurs crises, dont celle des gilets jaunes.

Pour le président du Sénat Gérard Larcher (LR, droite), le pays « risque d’être difficile à gouverner ». Il a réclamé, dans un entretien au journal Le Parisien, « un changement profond d’attitude » du président.

La coalition centriste libérale, sur laquelle le président Macron s’est appuyé pendant son premier mandat de cinq ans, ne conserve que 245 sièges sur 577 à l’issue du scrutin de dimanche. La majorité absolue est fixée à 289 députés. Le reste de l’hémicycle se répartit principalement entre l’alliance de gauche Nupes (150 sièges environ), l’extrême droite (89) et la droite (61).

Union nationale... ou pas

Parmi les solutions envisagées, l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale a surgi pour être aussitôt balayée.

Le chef des communistes Fabien Roussel avait indiqué, à la sortie de son entretien mardi, que le président Macron « envisage(ait) » la constitution d’un « gouvernement d’union nationale » afin de trouver « les voies pour sortir de la situation politique » à l’Assemblée.

Mais la finaliste à la présidentielle battue par M. Macron Marine Le Pen a estimé que « la situation ne le justifie pas ». À droite, le secrétaire général des Républicains (LR) Aurélien Pradié a rejeté ce qui ne serait rien d’autre qu’un « mariage forcé ».

Le numéro deux de LFI Adrien Quatennens a, lui, averti que son parti n’était « candidat à aucune combine ou à aucune participation à un gouvernement avec le président de la République ».

De son côté, le ministre des Relations avec le Parlement Olivier Véran a détaillé plusieurs pistes : « un élargissement » de la majorité, « la poursuite du dépassement centre-gauche/centre-droit », « un élargissement encore plus large » ou « un système de majorité projet par projet tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite ».

Plongée dans l’incertitude, la France est peu habituée à ce type de scénario, contrairement à ses partenaires européens, comme l’Allemagne par exemple.

L’extrême droite en force

En attendant de débloquer la situation, M. Macron a reconduit mardi sa Première ministre Élisabeth Borne qui lui avait présenté sa démission, le temps de gérer l’adoption promise pour l’été de mesures de sauvegarde du pouvoir d’achat des Français, rogné par l’inflation dans un contexte international tendu. Mais celle-ci apparaît extrêmement fragilisée. « Les temps exigent que le Premier ministre ou la Première ministre soit politique, qu’on n’ait pas le sentiment que c’est la technique qui gouverne le pays », a déclaré mercredi un proche de M. Macron, François Bayrou.

Parallèlement, mercredi, les 89 élus d’extrême droite du parti de Mme Le Pen ont fait leurs premiers pas à l’Assemblée avec la consigne : costume cravate et « sérieux ». Par contraste avec l’arrivée plus décontractée la veille des députés de la gauche radicale. « La culture “paquet de nouilles” et “tee-shirt de foot”, non, merci », avait prévenu Marine Le Pen.

Source : AFP


Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, le président français Emmanuel Macron a conclu mercredi un large tour de table avec les forces de l’opposition et ses alliés, à la recherche d’un difficile consensus pour sortir de la crise.Car, trois jours après le second tour des élections législatives, la situation politique en France reste confuse et compliquée pour le chef...

commentaires (1)

a l'evidence, Mo Raad du hezb a un devoir absolu envers Macron, Mo Raad devrait illico faire tout ce qui en leur pouvoir-je dis hezb & leur patron Khamenai- pour que Macron puisse mieux asseoir son 2nd mandat

Gaby SIOUFI

10 h 52, le 23 juin 2022

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Commentaires (1)

  • a l'evidence, Mo Raad du hezb a un devoir absolu envers Macron, Mo Raad devrait illico faire tout ce qui en leur pouvoir-je dis hezb & leur patron Khamenai- pour que Macron puisse mieux asseoir son 2nd mandat

    Gaby SIOUFI

    10 h 52, le 23 juin 2022

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