Un huitième cycle de pourparlers sur une nouvelle constitution pour la Syrie s’est achevé vendredi, à l’issue duquel les parties rivales ont très peu progressé, a déclaré durant le week-end le médiateur des Nations unies. Les discussions ont lieu entre 15 représentants du gouvernement du président Bachar el-Assad, de l’opposition et de la société civile, arbitrées par le représentant de l’ONU Geir Pedersen. Le diplomate norvégien a déclaré que le cycle de pourparlers de la semaine dernière n’avait guère progressé. « Sur certains principes, les différends sont restés importants. Sur d’autres, il y avait des terrains d’entente potentiels », a déclaré le bureau de M. Pedersen dans un communiqué. Les discussions ont porté sur les principes constitutionnels, notamment la préservation et le renforcement des institutions de l’État, la primauté de la constitution et la hiérarchie des accords internationaux, ainsi que la justice transitionnelle. L’envoyé spécial a cependant souligné la lenteur des travaux et l’incapacité persistante à identifier des domaines concrets d’accord provisoire, ou des domaines où il y a une large marge d’amélioration. « Il réitère son appel à tous les membres à travailler avec un sens du compromis et à œuvrer en faveur de textes constitutionnels qui seraient susceptibles de susciter un large soutien parmi les Syriens », poursuit le communiqué. Les représentants du gouvernement et de l’opposition ont convenu de tenir une neuvième session de pourparlers à Genève, du 25 au 29 juillet. Le Comité constitutionnel syrien a été créé en septembre 2019 pour réécrire la constitution, dans l’espoir d’ouvrir la voie à un processus politique plus large.
Moyen-Orient
Peu de progrès sur la constitution syrienne après un 8e cycle de pourparlers
OLJ / le 06 juin 2022 à 00h00

