Le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati.
Le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, a souligné mardi la difficulté de former un nouveau gouvernement, et avancé les noms de possibles candidats à ce poste, comme celui du député Achraf Rifi, un des ténors de l'opposition et adversaire résolu du Hezbollah.
Lors d'un entretien sur la chaîne al-Jadeed, M. Mikati, démissionnaire depuis le 22 mai, ne s'est pas montré prêt à constituer une nouvelle équipe ministérielle, entre autres en raison de multiples exigences des uns et des autres, y compris du président de la République. Interrogé sur le point de savoir s'il accepterait de former une nouvelle équipe, il a répondu : "Je trouve difficile de pouvoir former un nouveau gouvernement, car la plupart des discussions ont pour objectif de savoir qui est plus fort que qui".
Le chef du gouvernement a estimé, dans ce cadre, que les députés Achraf Rifi ou Abdel Rahman al-Bizri pouvaient être en charge de former le futur cabinet, ou également Amer Bisat, un ancien économiste au Fonds monétaire international (FMI).
A ce sujet, M. Mikati a appelé à la formation d'un gouvernement "parfait", sans plus de précision. "J'appelle à la formation d'un gouvernement parfait au plus tôt, et je sais que cela est difficile, car le président veut obtenir une majorité dans ce gouvernement pour rassurer, et cela est difficile en ce moment", a-t-il ajouté.
Une source au palais de Baabda a indiqué à L'Orient-Le Jour que la présidence attend la constitution des groupes parlementaires pour leur envoyer les invitations à se rendre à Baabda pour les consultations parlementaires contraignantes en vue de la désignation d’un Premier ministre. Une fois désigné, ce dernier est alors chargé de former un gouvernement, une tâche souvent considérée comme étant la plus fastidieuse au Liban et qui risque de s’étendre sur des mois entiers si un compromis n’est pas trouvé. À défaut d’une entente à ce sujet, l’exécutif présidé par Nagib Mikati, formé en septembre 2021, se transforme en un gouvernement d’expédition des affaires courantes dans le sens le plus strict du terme. Il ne pourra donc plus se réunir ni prendre des décisions importantes comme celles qui concernent les réformes majeures sur les plans économique et financier attendues par le FMI notamment.


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