Il vient de se retirer sur la pointe des pieds, discrètement, dignement, en s’excusant presque d’avoir perturbé le rythme de vie de sa famille, de ses amis, des habitants de sa ville et de sa municipalité !
Cet homme venait d’une autre planète, il était d’un autre gabarit que ceux qui nous entourent dans notre quotidien !
C’était un grand serviteur de la chose publique, à commencer par la Régie, qu’il a gérée et sauvée seul, en pleine crise, durant la guerre du Liban.
Et ensuite, en passant par la municipalité de Baabda, qu’il a marquée de ses empreintes, des années durant, et dont son peuple le lui a toujours bien rendu, l’accompagnant hier jusqu’à sa dernière demeure, dans la dignité et la sobriété qui lui ressemblait !
C’était un homme au grand cœur, « chevaleresque », droit, vrai, fort, inébranlable face à l’injustice, toujours à l’écoute des plus démunis et de la misère humaine et spécialement de ceux qui l’entouraient !
C’était un époux attentionné, un père doux, présent, ferme, affectueux et plein d’amour, et un frère qui a remplacé le père dont n’a pas pu profiter toute la fratrie, du fait de la disparition précoce du chef de famille, Wagih, homme de droit, juge et avocat parmi les grands de sa génération.
À ce second frère que je n’ai pas eu, à l’ami, au confident et au néanmoins beau-frère qu’il était, un grand merci de m’avoir accompagné, ma vie durant, et apporter la force et l’exemple, je voudrais lui dire tout mon respect et la profonde amitié et confiance que je lui vouais.
Un grand au revoir « Tantoun », va dans la paix du Seigneur rejoindre tout ceux que tu as tant aimé et chéri, salue-les de notre part, et à bientôt !
Salim, l’époux de « Zette », ta « petite sœur et ta protégée »...


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