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Économie - Crise

Réformes : les observateurs internationaux pas convaincus par le nouveau Parlement

Deux semaines après les législatives libanaises du 15 mai dernier, c’est au tour de l’agence de notation américaine Fitch d’exprimer son avis sur ces élections, qui ont notamment vu entrer au parlement 13 députés issus de groupes de la contestation. Selon elle, l’issue des élections rend « difficile la formation d’une majorité stable au Parlement (…), ce qui compliquera encore la capacité du Liban à mettre en œuvre des réformes financières et économiques ».

Or ces dernières, demandées par le Fonds monétaire international avec qui le Liban a signé un accord préliminaire le 7 avril dernier, sont un prérequis pour recevoir une aide financière de 3 milliards de dollars de la part de l’institution internationale, qui devrait aider le pays à sortir de la crise dans laquelle il s’enfonce depuis près de trois ans. L’agence de notation n’est pas la première à ne pas être optimiste quant à la mise en place de réformes.

La semaine suivant les résultats des élections, la banque d’investissement américaine, Bank of America, faisait également part de ses doutes dans un rapport.

Elle avait souligné que la probabilité que le Liban restructure sa dette publique, sur laquelle elle a fait défaut sur la partie en devises, est très faible.

Cette semaine également, un panel d’experts réuni par le FMI pour discuter de l’impact de la guerre en Ukraine sur les économies du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a salué l’entrée de ces nouveaux députés au Parlement tout en se disant peu convaincu par la capacité de la nouvelle Chambre à mettre en place les réformes nécessaires.

Ainsi, Nasser Saidi, président et fondateur de l’entreprise de conseil Nasser Saidi et associés, a appelé à des discussions transparentes au sujet du programme d’aide du fonds. Alia Moubayed, économiste en chef pour la région MENA et le Pakistan au sein de la banque américaine d’investissement Jefferies, a, elle, demandé une distribution équitable des pertes (estimées à 72 milliards de dollars), et Marwan Muasher, le vice-président de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, a pointé du doigt le manque de gouvernance au Liban.


Deux semaines après les législatives libanaises du 15 mai dernier, c’est au tour de l’agence de notation américaine Fitch d’exprimer son avis sur ces élections, qui ont notamment vu entrer au parlement 13 députés issus de groupes de la contestation. Selon elle, l’issue des élections rend « difficile la formation d’une majorité stable au Parlement (…), ce qui compliquera...

commentaires (1)

En principe les entreprises distribuent à leurs actionnaires des "coupons" (ce qui fait réagir des partis anti-capitalistes ) mais ici on fait une distribution "équitable" des pertes !! (72 milliards de dollars)..

Bassam Youssef

17 h 43, le 29 mai 2022

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Commentaires (1)

  • En principe les entreprises distribuent à leurs actionnaires des "coupons" (ce qui fait réagir des partis anti-capitalistes ) mais ici on fait une distribution "équitable" des pertes !! (72 milliards de dollars)..

    Bassam Youssef

    17 h 43, le 29 mai 2022

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