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Quelque 600 migrants empêchés d'entrer en Grèce


Quelque 600 migrants empêchés d'entrer en Grèce

Des migrants arrivant sur l'île grecque de Lesbos en octobre 2015. Photo AFP / ARIS MESSINIS)

Quelque 600 migrants ont été empêchés lundi de traverser la mer Egée et d'entrer en Grèce depuis la Turquie voisine, lors de la plus importante tentative d'entrée dans le pays cette année, a-t-on appris auprès des garde-côtes grecs.

Cinq voiliers et quatre canots pneumatiques ont quitté les côtes turques lundi matin et se trouvaient dans les eaux turques, près des îles grecques de Chios et de Samos, quand les garde-côtes grecs sont intervenus, a rapporté à l'AFP un de leur porte-parole. "Des patrouilleurs grecs ont pu rapidement localiser les vaisseaux et informer les garde-côtes turcs", a-t-il déclaré, soulignant que tous les bateaux ont soit fait demi-tour soit été interceptés par les garde-côtes turcs. Toutes les embarcations se trouvaient alors "à l'intérieur des eaux territoriales turques", a-t-il ajouté.

Selon une source du ministère grec des Migrations, "une hausse de 30% du flux migratoire vers les îles grecques" a été enregistrée durant les quatre premiers mois de l'année, par rapport à la même période de l'année dernière. Plus de 3.000 demandeurs d'asile sont arrivés en Grèce cette année dont 1.100 en avril, selon les données de ce ministère. Le nombre de demandeurs d'asile vivant dans les camps des îles égéennes de Lesbos, Samos, Chios, Kos et Leros, a atteint plus de 2.300 en avril. Ces cinq îles sont proches des côtes turques et constituent régulièrement une porte d'entrée des migrants et réfugiés en Europe.

Pays-membre de l'Union européenne (UE), la Grèce accuse régulièrement la Turquie (qui n'y appartient pas) de ne pas prendre assez de mesures contre les passeurs envoyant des migrants dans des embarcations de fortune depuis la Turquie, en violation d'un accord de 2016 entre Ankara et l'UE.

Le gouvernement conservateur grec a renforcé ces trois dernières années les contrôles à ses frontières maritimes et terrestre avec la Turquie, avec l'aide de l'Agence de surveillance des frontières extérieures de l'UE, Frontex, parvenant à limiter le nombre d'arrivées de migrants en Grèce. Mais de nombreux médias et ONG de défense des droits de l'homme ont à plusieurs reprises accusé les autorités grecques de refoulements illégaux de migrants vers les eaux ou le territoire turcs. A la suite de ces accusations, l'UE et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU ont demandé une enquête à Athènes.

Athènes a toujours démenti avoir mené de tels refoulements illégaux tandis que l'Autorité nationale de transparence a annoncé en mars n'avoir trouvé aucune preuve de telles pratiques. Frontex a également été accusée par des ONG de refoulements illégaux aux frontières européennes. Son patron français Fabrice Leggeri a présenté sa démission en avril, faisant suite à l'enquête menée par l'Olaf, l'Office européen de lutte antifraude, contre le directeur exécutif et deux autres membres de Frontex.


Quelque 600 migrants ont été empêchés lundi de traverser la mer Egée et d'entrer en Grèce depuis la Turquie voisine, lors de la plus importante tentative d'entrée dans le pays cette année, a-t-on appris auprès des garde-côtes grecs.
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