L’entrée au Parlement bloquée par des blocs en béton, à Beyrouth, en février 2020. Photo Zeina Antonios
Le nouveau député Elias Jaradé, issu des groupes de la contestation, a appelé lundi au "retrait" des murs de béton et autres barrières bloquant l'accès des citoyens au Parlement "avant que la Chambre ne soit convoquée" à sa première réunion, estimant qu'"aucun mur ne devrait se dresser entre une nation et ses citoyens".
La place de l'Etoile, où se situe le siège du Parlement à Beyrouth, est barricadée depuis de nombreuses années, mais le nombre de murs de béton, barrières de fil barbelé et barrages, a été multiplié dans la foulée du soulèvement populaire du 17 octobre 2019 contre la classe politique au pouvoir, des manifestants ayant à de nombreuses reprises tenté d'y pénétrer par effraction.
"Le Parlement est la maison du peuple. Aucun mur ne devrait se dresser entre les députés d'une nation et ses citoyens", a souligné M. Jaradé dans un tweet. "Avant de convoquer les députés à toute réunion, il faut retirer toutes les barrières qui entravent ou bloquent l'accès des gens à la place de l'Etoile", a-t-il plaidé.
إنه بيت الشعب، فلا أسوار تعلو بين نواب الأمة والمواطنين.
— Elias Jarade (@elias_jarade) May 23, 2022
قبل دعوة النواب إلى أي جلسة،
يجب إزالة جميع السواتر والحواجز التي تعيق/ تمنع دخول الناس الى ساحة النجمة. pic.twitter.com/SwrJX4z5eV
Candidat issu de la contestation populaire, M. Jaradé a réalisé une percée inédite aux législatives face au tandem chiite Amal-Hezbollah dans la circonscription du Liban-Sud III.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine