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Économie - Immobilier

Quel sera l’impact des législatives sur le marché beyrouthin ? s’interroge Ramco

Quel sera l’impact des législatives sur le marché beyrouthin ? s’interroge Ramco

Vue sur le quartier de Gemmayzé, à Beyrouth. Photo J.R.B.

Demain, les Libanais se rendront aux urnes pour choisir leurs députés. Une échéance électorale qui a, depuis plusieurs semaines, ralenti le marché immobilier à Beyrouth. En effet, l’enthousiasme des acheteurs a été impacté par l’attente des résultats. Bien que l’après-législatives n’aura sans doute aucune incidence sur la dynamique du marché ni sur l’évolution des prix de vente, il y a une crainte naturelle et normale qui s’est installée et il ne faut pas s’attendre à des miracles d’ici aux prochaines semaines.

Hésitants, certains acheteurs préfèrent ainsi différer l’acquisition d’un appartement afin de voir comment sera structurée la prochaine Chambre des députés. La corrélation entre l’évolution du marché immobilier et la mise en place d’un nouveau Parlement existe toujours, car la politique occupe une place primordiale dans le quotidien des Libanais. La future répartition des sièges au Parlement est souvent commentée et celle-ci peut freiner l’engouement de certains acheteurs. Les plus alarmistes préfèrent tergiverser en misant, quelle que soit la nouvelle Chambre, sur une aggravation de la situation économique d’ici à quelques semaines afin de bénéficier d’une baisse éventuelle des prix. Toutefois, il est prématuré de se laisser aller au négativisme.

Le marché n’est pas totalement à l’arrêt
Pour preuve, quelques appartements se sont vendus ces derniers jours dans la capitale libanaise, comme à Sursock, à Abdel Wahab el-Inglizi et à Ras Beyrouth. Le marché n’est donc pas totalement à l’arrêt et les acheteurs capables de payer en « vrais dollars » ne sont pas absents. Cela étant dit, le principal acteur du marché ne vit pas à Beyrouth. Les transactions sont désormais dominées par la demande des Libanais de l’étranger. Depuis que les prix demandés sont en « dollars frais » (en espèces ou transférés sur un compte de l’étranger), il n’y a que les expatriés, ou presque, qui peuvent se permettre de suivre ces nouvelles modalités de paiements.

Dernièrement, les Libanais de l’étranger ont ainsi bénéficié d’une baisse importante des prix suite à l’effondrement de l’économie locale, la dévaluation de la monnaie et des restrictions bancaires. Ainsi, un appartement affiché à un million de dollars en 2019 est aujourd’hui proposé, en moyenne, de 650 000 à 700 000 dollars et la transaction finale se situera, après négociation, entre 550 000 et 600 000 dollars. Les prix ont ainsi chuté de 40 à 45 % depuis deux ans et demi. Malgré cette dépréciation, les acheteurs actuels en veulent toujours plus, mais ils font face à une résistance de la part des vendeurs souvent réticents à céder à la panique.

Depuis que les propriétaires endettés ont vendu leur bien de 2019 à 2021, les vendeurs sont moins pressés, jouent la montre et attendent. De son côté, l’acheteur, souvent à la recherche d’un pied-à-terre dans la capitale, prend également son temps. Persuadés que les législatives ne vont pas changer la donne, ils continuent de comparer les options disponibles dans le secret espoir de trouver la bonne opportunité.

Mais les bonnes occasions ne sont pas légion. Il est faux de croire que le secteur immobilier s’est effondré. Finalement, la baisse des prix reste relative, voire modérée, malgré la situation financière catastrophique du pays. En plus, l’arrêt des mises en chantier, le manque de disponibilités et l’intérêt grandissant des expatriés ne permettent pas de tirer autant que cela les prix vers le bas. Une fois les législatives passées, l’agenda politique ne sera pas fini et s’ensuivra bientôt la prochaine élection du président de la République. Encore une date politique qui pourrait impacter le marché immobilier.

En coopération avec : RAMCO

Tél.: 01-349910

www.ramcolb.com



Demain, les Libanais se rendront aux urnes pour choisir leurs députés. Une échéance électorale qui a, depuis plusieurs semaines, ralenti le marché immobilier à Beyrouth. En effet, l’enthousiasme des acheteurs a été impacté par l’attente des résultats. Bien que l’après-législatives n’aura sans doute aucune incidence sur la dynamique du marché ni sur l’évolution des prix...

commentaires (1)

Je suis d'accord, la capitulation n'a pas encore eu lieu, mais elle arrivera ineluctablement. Beaucoup de proprietaires arrivent a tenir le coup mais au fur et a mesure que l'inflation reduise a neant le pouvoir d'achat de toutes les classes sociales, les vendeurs vont faire profil bas et accepter de s'aligner sur des prix en adequation de la situation economique du Liban

Elementaire

08 h 08, le 17 mai 2022

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Commentaires (1)

  • Je suis d'accord, la capitulation n'a pas encore eu lieu, mais elle arrivera ineluctablement. Beaucoup de proprietaires arrivent a tenir le coup mais au fur et a mesure que l'inflation reduise a neant le pouvoir d'achat de toutes les classes sociales, les vendeurs vont faire profil bas et accepter de s'aligner sur des prix en adequation de la situation economique du Liban

    Elementaire

    08 h 08, le 17 mai 2022

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