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Libérée d'Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe évoque avec Boris Johnson les "erreurs" de Londres


Libérée d'Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe évoque avec Boris Johnson les

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, son mari Richard Ratcliffe et leur fille Gabriella devant Downing Street à Londres, Grande-Bretagne, le 13 mai 2022. REUTERS/John Sibley

Deux mois après sa libération d'Iran et son retour au Royaume-Uni, l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a rencontré vendredi le Premier ministre Boris Johnson, avec qui elle a évoqué les "erreurs" commises par Londres pendant sa détention.

Mme Zaghari-Ratcliffe, 43 ans, est rentrée au Royaume-Uni mi-mars après avoir passé six ans en détention en Iran, accusée notamment de complot pour renverser la République islamique, ce qu'a toujours nié cette employée de la Fondation Thomson Reuters.

Accompagnée de son mari Richard Ratcliffe, de leur fille Gabriella et de la députée Tulip Siddiq, elle a rencontré le Premier ministre en début d'après-midi à Downing Street. "Nous voulions dire au Premier ministre: +Ça a pris six ans, ça n'aurait pas dû prendre six ans, pourquoi est-ce que ça a pris si longtemps?+", a déclaré M. Ratcliffe à l'issue de l'entrevue, tandis que sa femme restait loin des caméras pour jouer avec leur fille. Ils ont évoqué avec M. Johnson "les erreurs commises" pendant la détention de Mme Zaghari-Ratcliffe. "Il y a des leçons à tirer, il y a un problème plus large", a ajouté M. Ratcliffe.

Fin 2017, Boris Johnson, alors chef de la diplomatie, avait commis une bourde préjudiciable en affirmant que Nazanin Zaghari-Ratcliffe formait des journalistes en Iran --ce qu'elle niait--, fournissant des arguments à Téhéran pour la garder en détention.

Selon Mme Siddiq, qui représente le district londonien où vit la famille, M. Johnson a eu l'air "assez choqué" quand Nazanin Zaghari-Ratcliffe a évoqué les conséquences de ses propos. "Elle lui a dit très clairement et catégoriquement que ses paroles avaient eu de grandes répercussions et qu'elle avait vécu dans l'ombre de ses mots" jusqu'à sa libération.

M. Johnson n'a pas présenté "spécifiquement" ses excuses, a indiqué M. Ratcliffe, qui s'est dit plus "soulagé" qu'en colère. "Comme vous pouvez le voir, je suis plus léger. Je suis plus heureux, j'ai pris du poids", a plaisanté celui qui avait fait une grève de la faim de 21 jours à l'automne 2021 pour alerter sur le sort de sa femme.

Libérée avec un autre binational, Anoosheh Ashoori, Mme Zaghari-Ratcliffe a également évoqué avec M. Johnson le cas de Morad Tahbaz, un Irano-Américo-Britannique resté en prison en Iran. "Elle est rentrée et elle se sent coupable", a déclaré Mme Siddiq.

Les deux Irano-Britanniques ont été libérés après le règlement par Londres d'une veille dette de 394 millions de livres (environ 463 millions d'euros) due à l'Iran.


Deux mois après sa libération d'Iran et son retour au Royaume-Uni, l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a rencontré vendredi le Premier ministre Boris Johnson, avec qui elle a évoqué les "erreurs" commises par Londres pendant sa détention.Mme Zaghari-Ratcliffe, 43 ans, est rentrée au Royaume-Uni mi-mars après avoir passé six ans en détention en Iran, accusée notamment de...