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L'imam franco-syrien Bassam Ayachi condamné à un an de prison ferme


L'imam franco-syrien Bassam Ayachi condamné à un an de prison ferme

Photo diffusée le 12 mai 2009, de l'imam franco-syrien Bassam Ayachi, figure de l'islamisme belge. AFP PHOTO / ITALIAN POLICE

L'imam franco-syrien Bassam Ayachi, figure de l'islamisme belge, a été condamné à Paris à cinq ans d'emprisonnement dont un an ferme pour association de malfaiteurs terroriste.

Considéré en Belgique comme un vétéran de l'islamisme radical, le cheikh de 75 ans a été jugé en avril dans la capitale française pour ses activités en Syrie, dans la région d'Idleb, entre 2014 et 2018. Le tribunal a estimé qu'il avait bien appartenu à l'époque à un groupe "terroriste", Ahrar al-Sham, pour lequel il a dirigé le "bureau des relations publiques" à Idleb.

Sur une vidéo de mars 2015, on voit Bassam Ayachi "pénétrer dans Idleb tel un chef de guerre", il "donne des instructions" puis "pose derrière une bannière du Front al-Nosra", alors affilié à el-Qaëda, a souligné la présidente en rendant la décision, ajoutant qu'il avait en outre "fédéré des groupes militaires" et "rendu la justice".

"Il est indéniable que Bassam Ayachi a fourni des informations aux services belges et français", a aussi souligné la magistrate. Cependant, "cette situation ne fait pas disparaître l'infraction": "la loi française ne prévoit aucune exonération pour l'informateur de police".

Le tribunal a néanmoins décidé d'en "tenir compte", relevant que le "refus de déclassification" pendant l'instruction de documents secret-défense par le ministère français des Armées "ne doit pas lui être préjudiciable" car "il ne peut être exclu qu'il a rendu de vrais services à la France".

Opposé à l'organisation Etat Islamique, l'imam, qui a perdu un bras en Syrie, était absent lors du prononcé de la décision. Lors du procès, il avait condamné les "salopards de terroristes" et soutenu qu'il avait "servi (son) peuple en Syrie et préservé (son) peuple en France".

Un jihadiste français qui a été son garde du corps, Hachimi M., a été condamné à dix ans de prison pour avoir "intégré Ahrar al-Sham" et une "unité de snipers d'al-Nosra", mais sans période de sûreté du fait de "l'absence de persistance de sa radicalisation".

Cet ingénieur informatique de 33 ans a affirmé être parti pour des raisons humanitaires et avoir agi pour le compte de Bassam Ayachi.

Le tribunal a au contraire estimé qu'il était "animé d'une idéologie qaëdiste" (liée à el-Qaëda) et que le "mobile" de l'espionnage n'était, dans son cas, "pas crédible".

Les avocats des deux prévenus n'ont pas souhaité commenter. Ils ont la possibilité de faire appel.

L'imam franco-syrien Bassam Ayachi, figure de l'islamisme belge, a été condamné à Paris à cinq ans d'emprisonnement dont un an ferme pour association de malfaiteurs terroriste.
Considéré en Belgique comme un vétéran de l'islamisme radical, le cheikh de 75 ans a été jugé en avril dans la capitale française pour ses activités en Syrie, dans la région d'Idleb, entre 2014 et 2018. Le tribunal a estimé qu'il avait bien appartenu à l'époque à un groupe "terroriste", Ahrar al-Sham, pour lequel il a dirigé le "bureau des relations publiques" à Idleb.Sur une vidéo de mars 2015, on voit Bassam Ayachi "pénétrer dans Idleb tel un chef de guerre", il "donne des instructions" puis "pose derrière une bannière du Front al-Nosra", alors affilié à el-Qaëda, a souligné la présidente en rendant la décision, ajoutant qu'il...