Élie Haykal, militant issu de la révolte populaire contre le pouvoir politique. Photo Facebook/Élie Haykal
Auteur de l’agression contre le ministre de l’Énergie Walid Fayad, Élie Haykal, militant issu des rangs de la révolte populaire du 17 octobre 2019, a été libéré sous caution hier en vertu d’une décision de la chambre d’accusation de Beyrouth présidée par Maher Cheayto, a confirmé à L’Orient-Le Jour l’un des avocats de M. Haykal, Ralph Tannous. Il avait été arrêté le 27 avril après s’en être pris au ministre qui sortait d’un pub, au soir du naufrage d’une embarcation de migrants au large de Tripoli.
L’instance a ainsi confirmé le jugement émis jeudi dernier par le premier juge d’instruction par intérim de Beyrouth Charbel Abou Samra, qui avait décidé d’une caution de 5 millions de livres en contrepartie de la remise en liberté de M. Haykal. Il devra en outre élire domicile à Adonis (Kesrouan), l’enquête devant être poursuivie. Il serait passible d’un mandat d’arrêt s’il quitait la région durant les 20 prochains jours. Le militant est toutefois autorisé à sortir le 15 mai pour remplir son devoir électoral dans le cadre des législatives, à condition d’en aviser la police de Zouk Mosbeh (Kesrouan) 24h à l’avance. Cette précision intervient après que des informations avaient circulé selon lesquelles M. Haykal ne serait pas relâché avant les législatives.
Dans le sillage des poursuites engagées contre M. Haykal, le juge Zaher Hamadé a engagé des poursuites contre d’autres militants, à savoir Chafic Badre, Nehmat el-Rezz, Mayline Sarkis, Michel Doueiri et Sally Afandi, pour « violences, formation d’un groupe d’émeute et diffamation » contre le ministre de l’Énergie. Chafic Badre, qui aurait administré une gifle à M. Fayad, court toujours, tandis que Mmes Sarkis et Afandi seront entendues aujourd’hui par le juge d’instruction.


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