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Agenda - Hommage

Georges Aziz : le mécène de Jezzine

L’émigré de Jezzine Georges Aziz vient de s’éteindre au Mexique, laissant un grand vide chez ceux qui l’ont connu et aimé. En 1947, alors qu’il était encore adolescent, Georges Aziz quittait le Liban pour aller s’installer au Mexique. Embarquant sur un bateau au large de Jounieh, il scrutait Notre-Dame de Harissa tandis qu’il s’éloignait vers l’horizon. Cette image de la Sainte Vierge ouvrant ses bras est restée gravée dans sa mémoire durant toute sa vie et a marqué son attachement indéfectible au Liban. Georges Aziz n’a jamais cessé d’aimer le Liban depuis qu’il l’a quitté et il était prêt à tout pour ce pays qui représentait tant pour lui. « Ce sont mes racines, le sang qui coule dans mes veines, mon enfance et mon adolescence », m’avait-il confié à plusieurs reprises.

Au début des années soixante-dix, lors d’une visite à Jezzine, il offre son premier cadeau à la bourgade : l’école technique Maria Aziz (en hommage à sa mère), soutenue par Edmond Rizk, ministre de l’Éducation nationale à l’époque, pour mener à terme ce projet.

Après une interruption forcée durant la guerre, les projets pour Jezzine se succèdent à partir des années quatre-vingt-dix dans le cadre d’un vaste projet visionnaire, visant à créer de multiples espaces de convivialité, de mixité et de plein épanouissement pour la jeunesse et toute la population de Jezzine. Des exemples remarquables de soutien global, durable, effectif et efficace pour la région : Park G&J, Mini Foot St-Joseph, Stade G&J, illumination de la Cascade, Centre d’informatique, place St-Joseph, rue G. Aziz…). Ce sont des projets sociaux, humanitaires, sportifs et culturels, répondant à la préoccupation d’Amine Rizk, principal initiateur de tous ces projets, qui travaille d’arrache-pied pour poursuivre leur accomplissement sur le terrain.

Aujourd’hui c’est grâce à la fondation qui porte son nom et celle de son épouse Juliette et de l’ordre souverain de Malte que le dispensaire ambulant sillonne le caza de Jezzine pour venir en aide à la région.

De son vivant, Georges Aziz a inculqué à tous ses enfants et petits-enfants (trois générations) l’amour du Liban. En 2006, il a tenu à ce que toute la famille (26 personnes) vienne au Liban pour l’inauguration des multiples projets afin de leur faire connaître leur pays d’origine et les inciter à le visiter régulièrement.

Hier son fils aîné, Georges Jr, m’a révélé que la famille souhaiterait que ses cendres funéraires soient dispersées du haut de la cascade de Jezzine pour témoigner de leur attachement éternel pour cette terre.

Georges Aziz, le mécène de Jezzine, appartient à cette catégorie d’émigrés dont le Liban peut être fier. Sa mémoire sera perpétuée par les empreintes qu’il a laissées, la bienveillance qu’il nous inspire et les valeurs humaines qu’il a su transmettre.

Coordinateur général de la Fondation G&J Aziz

L’émigré de Jezzine Georges Aziz vient de s’éteindre au Mexique, laissant un grand vide chez ceux qui l’ont connu et aimé. En 1947, alors qu’il était encore adolescent, Georges Aziz quittait le Liban pour aller s’installer au Mexique. Embarquant sur un bateau au large de Jounieh, il scrutait Notre-Dame de Harissa tandis qu’il s’éloignait vers l’horizon. Cette image de la Sainte Vierge ouvrant ses bras est restée gravée dans sa mémoire durant toute sa vie et a marqué son attachement indéfectible au Liban. Georges Aziz n’a jamais cessé d’aimer le Liban depuis qu’il l’a quitté et il était prêt à tout pour ce pays qui représentait tant pour lui. « Ce sont mes racines, le sang qui coule dans mes veines, mon enfance et mon adolescence », m’avait-il confié à plusieurs reprises.Au début...