Pylône électrique d’une ligne à haute tension dans le Mont-Liban. Photo M.A.
Le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) a indiqué jeudi dans un communiqué que le navire transportant une livraison de 40 900 tonnes de gasoil, annoncé il y a deux jours, est arrivé aux larges des côtes de Deir Ammar (Liban-Nord), où il déchargera une partie de sa cargaison dès que sa qualité aura été testée et vérifiée, avant d’en décharger le reste à Zahrani (Liban-Sud). Une étape, qui selon EDL, ne devrait être accomplie avant « quelques jours », obligeant entre temps les résidents à être totalement dépendants des générateurs privés pour s’approvisionner en courant électrique, alors que la centrale de Deir Ammar est déjà à l’arrêt depuis mardi et que celle de Zahrani s’est éteinte jeudi.
L’établissement public est supposé relancer son approvisionnement en électricité à partir du dimanche 24 avril, en fournissant près de 450 mégawatts, ce qui représente à peine 2 à 3 heures de courant par jour, en fonction des régions.
Les quantités de carburant fournies à EDL s’inscrivent dans le cadre d’un accord conclu entre le Liban et l’Irak en août dernier. Ce contrat permet d’acquérir pendant un an du carburant à des conditions présentées comme accommodantes pour ses finances, mais dont tous les contours n’ont pas été détaillés. En bref, l’Irak s’est engagé pendant un an à fournir 1 million de tonnes de carburant inutilisable par les centrales d’EDL mais que le pays échange chaque mois avec un fournisseur tiers sélectionné au terme d'un appel d’offres. La première livraison a eu lieu en septembre 2021.


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