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Monde - Repère

Présidentielle française : Les 10 chiffres à retenir

Du délitement de la droite et de la gauche aux répercussions du vote utile, en passant par un taux d’abstention record depuis 2002, « L’OLJ » revient sur les grands chiffres de ce scrutin.

Présidentielle française : Les 10 chiffres à retenir

Les premières estimations après la fermeture des bureaux de vote projetées sur des écrans de télévision à Toulouse, le 10 avril 2022. Lionel Bonaventure/AFP

4,78 % pour Valérie Pécresse ou le délitement de la droite

« Chute de la maison LR », « délitement de la droite » ou « effondrement des républicains », autant d’expressions utilisées pour décrire l’échec du parti Les Républicains à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse n’ayant remporté que 4,78 % des voix. Un score qui est historiquement bas et qui, parce que inférieur à 5 %, ne permet pas au parti d’obtenir que ses frais de campagne soient même partiellement remboursés. En 2017, la droite avait déjà enregistré son score le plus bas lors d’une élection présidentielle avec 20 % des voix accordées à François Fillon tandis que François-Xavier Bellamy ne remportait que 8,5 % des voix aux élections européennes de 2019.

1,74 % pour Anne Hidalgo ou la mort du Parti socialiste

Là aussi, il s’agit d’un échec historique pour le Parti socialiste. En 2012, le PS avait la main sur la présidence, l’Assemblée et le Sénat. Dimanche, Anne Hidalgo n’a pu rassembler que 1,74 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle. C’est le score le plus bas jamais enregistré pour le parti de gauche. Il divise par trois celui déjà péniblement atteint par Benoît Hamon au premier tour en 2017 (6,35 %).

21,95 % pour Jean-Luc Mélenchon ou les répercussions du « vote utile »

Perçu par nombre d’électeurs comme le seul candidat issu de la gauche en mesure de se qualifier au second tour et de faire barrage à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon se place en troisième position avec 21,95 % des voix. En gagnant près de 11 points par rapport à la présidentielle de 2017, le leader de La France insoumise a capté des voix d’électeurs issus des Verts ou encore des socialistes, délaissant ainsi le vote de conviction au profit du « vote utile ».

32,29 % ou la consolidation de la montée de l’extrême droite

Le Pen : 23,15 %. Zemmour : 7,07 %. Dupont-Aignan : 2,07 %. Soit un score cumulé de 32,29 % pour les partis d’extrême droite. Un chiffre qui confirme deux tendances : la polarisation des votes et la normalisation de certains discours issus des extrêmes. Si le duel Chirac-Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 avait provoqué un choc pour la classe politique et l’opinion publique, la présence du parti d’extrême droite au second tour de la présidentielle pour la troisième fois de son histoire dimanche ne surprend plus. Sur les quatre candidats favoris du scrutin, deux sont d’extrême droite.

41 % : Emmanuel Macron en tête chez les seniors

Emmanuel Macron n’arrive en tête que parmi les votants âgés de plus de 70 ans. 41 % d’entre eux ont voté pour le président sortant tandis que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’ont obtenu respectivement que 13 % et 9 % de leurs voix, selon l’enquête Ipsos-Sopra Steria. Le leader de la République en marche double ainsi son score par rapport à 2017 alors qu’il n’avait récolté que 27 % des voix des plus de 70 ans.

40 %  : Jean-Luc Mélenchon explose les scores en outre-mer

Le troisième homme de la présidentielle arrive premier dans la majorité des territoires d’outre-mer, obtenant 40 % du suffrage. Jean-Luc Mélenchon dépasse la barre symbolique des 50 % en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Il y récolte respectivement 56,16 %, 53,10 % et 50,59 % des voix. Il arrive également en tête du premier tour à La Réunion avec 35 % des suffrages exprimés. Si le candidat de La France insoumise avait déjà convaincu en 2017, c’était dans une moindre mesure. Sa percée spectaculaire s’explique notamment par son soutien à la résistance des populations de ces territoires contre les mesures sanitaires de la crise du Covid-19.

26,31 % : un taux d’abstention record depuis 2002

Si le taux d’abstention de 26,31 % du premier tour de l’élection présidentielle n’a pas battu le record de 28,4 % de 2002, il demeure élevé pour une élection considérée comme « reine de la Ve République ». Les visages de l’abstention sont principalement ceux de la jeunesse, puisqu’elle atteint 46 % chez les 25-34 ans alors que 80 % des retraités sont allés voter. Entre les lignes, ce chiffre confirme la crise démocratique que traverse la France, déjà mise en lumière lors des dernières élections municipales et départementales.

7,07 % ou le pari raté d’Éric Zemmour

Pour les partisans du parti Reconquête ! , la déception est grande. Avec 7 % des suffrages exprimés, Éric Zemmour termine en quatrième position loin derrière le duo gagnant. Mais aussi loin derrière ses propres ambitions de campagne, avec lesquelles il avait monopolisé l’espace médiatique français pendant des mois. Un pari raté pour le polémiste qui entendait casser le politiquement correct et les tabous liés à l’immigration en portant un discours plus radical que celui de Marine Le Pen.

4,63 % : l’écologie n’est pas une priorité

Alors que le discours global se focalise sur la nécessité d’agir pour protéger l’environnement et que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a publié le mois dernier un rapport dans lequel il affirme que l’humanité ne dispose que de trois ans pour conserver un monde « vivable », le parti écologiste enregistre un nouvel échec électoral. En récoltant 4,63 % des suffrages enregistrés, Yannick Jadot arrive en sixième position du premier tour. En 2017, le candidat d’EELV crédité de 2 % dans les sondages s’était rallié au socialiste Benoît Hamon.

8, soit le nombre de candidats sous la barre des 5 %

Huit, c’est le nombre de candidats n’ayant pas dépassé les 5 % de voix au premier tour, indiquant la concentration des voix autour de Macron, Le Pen et Mélenchon, les trois principaux candidats de cette élection, et l’éparpillement du reste des voix entre les autres candidats. Si la barre symbolique des 5 % a une portée politique importante, l’enjeu financier est également central. Les candidats obtenant moins de 5 % des suffrages exprimés ne sont remboursés que de 4,75 % du montant du plafond des dépenses électorales qui est de 16,9 millions d’euros pour le premier tour, soit 800 000 euros.

4,78 % pour Valérie Pécresse ou le délitement de la droite« Chute de la maison LR », « délitement de la droite » ou « effondrement des républicains », autant d’expressions utilisées pour décrire l’échec du parti Les Républicains à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse n’ayant remporté que...
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