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Idées - Point de vue

Importateurs et politiciens rendent le Liban accro au pétrole

Importateurs et politiciens rendent le Liban accro au pétrole

Une file d’attente pour accéder à une pompe à essence, au Qalamoun, le 1er juillet 2021. Ibrahim Chalhoub / AFP

Depuis l’invasion de l’Ukraine à la fin du mois de février, les Libanais ont subi une montée en flèche du prix des carburants, dont le pays dépend en grande partie pour les services de base, de l’électricité à l’eau, en passant par les transports.

Une fois encore, les ménages sont impuissants face à une situation de pénurie, voyant se multiplier les rumeurs selon lesquelles les propriétaires de stations-service stockaient l’essence dans l’attente d’une hausse des prix. De même, l’été dernier, la suppression imminente des subventions publiques aux carburants a amené les Libanais à surveiller les moindres faits et gestes des importateurs, avec l’espoir qu’ils parviendraient à conclure un accord avec la banque centrale (BDL) pour financer de nouvelles livraisons de carburants. Ces développements ne sont que le dernier exemple en date des nombreux tourments qui découlent de la mainmise de 13 sociétés sur l’approvisionnement en carburants du pays.

Dans chaque domaine où ils sont partie prenante, les importateurs de pétrole libanais règnent en maîtres – un pouvoir immense qui leur a été accordé à dessein, et non par accident. Pendant 30 ans, la reconstruction d’après-guerre du Liban s’est construite autour de la dépendance au brut. Les gouvernements successifs ont donné la priorité aux projets qui maintenaient des niveaux élevés de consommation de carburants – comme les infrastructures routières – et se sont abstenus d’investir dans les transports publics et la production d’énergie renouvelable. Pis, les consommateurs ont parallèlement bénéficié des généreuses subventions publiques sur le carburant, ce qui les a aveuglés quant au coût réel du pétrole importé.

Conflits d’intérêts

Il faut dire qu’à l’instar de bien d’autres secteurs, une partie de la classe politique libanaise bénéficie directement de cette dépendance extrême et entretenue. Plusieurs des 13 sociétés qui composent cet oligopole ont des liens flagrants et démontrables avec des politiciens ou des leaders confessionnels. Ces liens créent des conflits d’intérêts, soit des situations dans lesquelles un individu ou une entreprise peut exploiter sa capacité professionnelle ou officielle d’une manière ou d’une autre pour en tirer un bénéfice personnel ou au niveau de son entreprise. Un récent rapport d’enquête publié par Triangle, dont nous sommes les coauteurs, distingue quatre types de personnes politiquement exposées (PPE) et leur degré d’exposition. Il s’agit des politiciens actuels, des anciens politiciens, des membres de leur famille élargie et d’autres personnes possédant ou gérant une entreprise dans laquelle l’une des catégories précédentes a un intérêt économique.

Nombre de tourments liés aux carburants s’avèrent de fait prévisibles dès lors que l’on considère les conflits d’intérêts à long terme qui concernent de nombreux détenteurs du pouvoir dans l’industrie pétrolière. Pour le dire autrement, quand bien même ils n’exploiteraient pas cette situation à leur profit, le simple fait que les importateurs de pétrole libanais aient suffisamment de poids pour influencer les décisions politiques affectant le secteur est en soit problématique.

Le registre du commerce donne un aperçu de la présence de PPE dans les actionnariats de plusieurs sociétés d’importation. La société Cogico constitue l’un des exemples les plus flagrants : Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste et ancien commandant de milice, possède 38,7 % de la société. Son fils Teymour, un parlementaire en exercice, détient également des parts (1,2 %). Les connexions politiques dans le secteur sont plus profondes que celles des Joumblatt. Bachir Aboul Nasr et Adib Bassatné ont des intérêts commerciaux liés à Cogico, tout en possédant également quelques actions (moins de 1 %) de son rival Hypco. L’ancien ministre de l’Énergie Bassam Antoine Yammine possède, quant à lui, 50 % de Gefco, l’autre moitié appartenant à son frère, Kabalan Antoine Yammine. Des conflits d’intérêts pèseraient sur d’autres sociétés d’importation de pétrole : selon un article publié par Legal Agenda en 2020, la famille Hajjé, qui détient une participation majoritaire de 88 % dans APEC, entretiendrait des liens étroits avec l’ancien Premier ministre Fouad Siniora et l’ancien ministre de la Justice et directeur général des Forces de sécurité intérieure Achraf Rifi. On retrouve aussi ce type de relations au sein de la société ZR Energy SAL, qui fait partie de la holding ZR Group détenue et gérée par les frères Teddy et Raymond Rahmé.  Selon un documentaire de la BBC intitulé 'Web of Corruption" et diffusé en 2021, les frères Rahmé entretiennent des liens étroits avec le président du Parlement et leader d’Amal Nabih Berry (par l’intermédiaire de leur partenaire commercial Ayman Jomaa), le chef des Forces libanaises Samir Geagea et celui des Marada Sleiman Frangié – ce dernier ayant publiquement pris la parole pour défendre Raymond Rahmé.

Position dominante

Grâce à leurs puissantes relations, les importateurs de pétrole ont acquis une position dominante sur la chaîne d’approvisionnement, contrôlant environ 70 % du marché local (les importations gouvernementales représentant le reste). Ce poids et certaines spécificités du secteur laissent entrevoir des pratiques assimilables au fonctionnement d’un cartel. Par exemple, tous les importateurs agréés doivent avoir la capacité de stocker les cargaisons de carburants, de transporter ces derniers dans tout le pays (généralement par camion) et de les distribuer aux clients, commerciaux ou aux consommateurs. En quelque sorte, ces exigence en termes d’infrastructures font que que ces licences peuvent agir comme une barrière artificielle à l’entrée sur le marché libanais.

Du navire au point de vente, les compagnies pétrolières libanaises bénéficient de concessions et d’une couverture politique, mais ne sont pas soumises aux réglementations appropriées en matière de stockage, de transport ou de distribution. Par exemple, les importateurs possèdent environ 68 % des camions de distribution au Liban et gèrent plus de la moitié des quelque 3 100 stations-service disséminées dans le pays. Pourtant, le gouvernement ne suit pas systématiquement les expéditions de carburants après que les sociétés privées ont récupéré leur cargaison dans les installations de stockage côtières. Ce manque de transparence permet aux importateurs de générer des profits illicites, malgré le système gouvernemental de régulation des prix des carburants. Au plus fort de la pénurie de carburants l’été dernier, l’État ne disposait d’aucune procédure de suivi efficace pour éradiquer la contrebande vers la Syrie, où les vendeurs pouvaient quadrupler leurs profits à l’intérieur du Liban. Dans ce cas, comme en ce qui concerne les accusations de stockage à but spéculatif, les autorités libanaises n’ont pas pu établir que la distribution de carburants avait été illégalement manipulée, étant donné l’absence de réglementation efficace.

Et, bien sûr, les importateurs de pétrole ont longtemps profité des subventions publiques aux carburants qui ont donné à leur clientèle un pouvoir d’achat largement gonflé. Les subventions pétrolières ont ajouté environ 3 milliards de dollars de pertes annuelles au Trésor public – une dette publique croissante à laquelle le peuple libanais doit maintenant faire face dans le contexte de l’effondrement économique sans précédent du pays. En effet, la crise financière a mis en évidence, plutôt que de le remettre en cause, le pouvoir des importateurs de pétrole locaux. Alors que les devises étrangères se raréfiaient, la BDL a fourni aux compagnies pétrolières des lignes de crédit avantageuses en dollars pour les achats d’importation. Les importateurs se sont plaints des retards de paiement de la BDL – prélevé sur le reliquat des réserves en devises du pays –, tout en s’assurant des marges bénéficiaires élevées entre mars et septembre 2021.

Changement

Malgré ces avantages, les importateurs de pétrole ne peuvent éviter une réalité inéluctable du déclin économique du Liban : la fin des subventions publiques. Pour les consommateurs libanais, elle signifiait celle de près de trois décennies de carburants abondants et bon marché pour alimenter leurs voitures, leurs climatiseurs, leurs usines, leurs générateurs, etc. Les importateurs de pétrole libanais ne peuvent pas non plus ignorer l’appétit croissant du public pour le changement : ceux qui ont accès au capital nécessaire ont commencé à installer des panneaux solaires pour réduire les factures de générateur. Les groupes et les militants de l’opposition doivent profiter de cette dynamique pour faire pression sur les pouvoirs publics afin qu’ils mettent enfin le secteur pétrolier au pas. Ces réformes, qui n’ont que trop tardé, devraient commencer par la mise en place d’un régulateur indépendant de la concurrence, l’application correcte des réglementations de l’industrie pétrolière et la sanction de tout comportement illicite de la part des sociétés importatrices.

Certes, ces changements ne peuvent apporter qu’un soulagement à court terme. En l’état actuel des choses, les Libanais sont contraints d’acheter des produits à base de pétrole pour produire leur électricité, alimenter leurs pompes à eau et propulser leurs véhicules en l’absence de transports publics propres. Cette situation a désormais un coût prohibitif, tout en restant extrêmement nocive pour la santé publique et l’environnement.

Les importateurs libanais de pétrole ont montré qu’ils pouvaient survivre, et même prospérer, malgré la guerre et la crise économique qui frappe le Liban. Mais s’ils restent puissants et résilients, le peuple libanais ne doit pas accepter docilement un avenir dépendant du pétrole.

Shaya LAUGHLIN, Chercheuse au laboratoire d’idées libanais Triangle.

David WOOD, Chercheur à Triangle.



Droit de réponse des frères Raymond et Teddy Rahmé:

À la suite de la publication de cette tribune, nous avons reçu du cabinet d'avocats anglais Schillings agissant pour Raymond et Teddy Rahmé, un courrier apportant des précisions et contestations de certains faits exposés dans le texte au sujet de leurs clients. Conformément aux dispositions du Décret-législatif N° 104/1977, nous en reproduisons ici des extraits de son contenu dans le cadre du droit de réponse tel que régi par la loi libanaise :

« Nous vous écrivons à propos de l'article publié sur votre site internet le 2 avril 2022 intitulé "Importateurs et politiciens rendent le Liban accro au pétrole". (...) L'article fait la déclaration suivante à l'égard de nos clients :

"On retrouve aussi ce type de relations au sein de la dernière venue dans l'oligopole pétrolier, ZR Energy, dont le nom a émergé dans le scandale Sonatrach de 2020. Détenue et gérée par les frères Teddy et Raymond Rahmé, ZR Energy est une société écran libanaise qui fait partie de ZR Energy DMCC, basée à Dubaï."

Cette description de nos clients est fausse. Nos clients n'ont jamais entendu parler d'une société appelée "ZR Energy". Ils ne sont donc ni propriétaires ni gestionnaires d'une telle société. En ce qui concerne ZR Energy DMCC, nos clients n'ont jamais eu de participation ou d'intérêt bénéficiaire dans cette société, et n'ont jamais été administrateurs.

Nos clients sont les administrateurs et les propriétaires de ZR Group SAL Holding ("ZR Group"), société constituée à Beyrouth, au Liban. Une société appelée "ZR Energy SAL" est enregistrée et constituée au Liban et est détenue à 51% par ZR Group et à 49% par Ibrahim Zaouk.

Ni ZR Energy SAL ni ZR Group n'ont jamais eu de contrat avec l'État libanais et ne font partie d'aucun cartel tel que décrit dans l'article.

ZR Energy DMCC est une entité totalement distincte, constituée au Dubai Multi Commodities Centre et entièrement détenue par M. Zaouk, et ne fait pas partie du groupe ZR.

(...)

Un lien entre ZR Energy DMCC et nos clients a été établi à tort par le procureur général du Mont-Liban Ghada Aoun, dans le cadre d'une procédure à motivation politique contre nos clients au Liban en 2020. Toutefois, le 8 décembre 2020, la chambre d'accusation (agissant en tant que Cour d'appel) a rejeté les accusations relatives à cette association présumée, concluant que le lien présumé entre nos clients et ZR Energy DMCC était faux.

(...) Le fait est que nos clients n'ont aucune responsabilité dans les actions (présumées ou non) de ZR Energy DMCC. (C)es allégations sont de toute évidence extrêmement graves et ont sans aucun doute causé, et continueront de causer, un grave préjudice à la réputation de nos clients.

Nous avons déjà écrit à L'Orient-Le Jour au sujet d'un reportage inexact concernant de fausses allégations similaires concernant nos clients et ZR Energy DMCC (...). Suite à cette lettre, vous avez modifié un article afin de supprimer une référence à nos clients en tant que directeurs de ZR Energy DMCC. Vous étiez donc déjà au courant de cette inexactitude au moment de la publication de l'article (...).

Nous notons que les informations contenues dans l'article sont basées sur les prétendues conclusions d'un récent rapport d'enquête co-écrit par L'Orient-Le Jour et Triangle Global Ltd, intitulé entitled “Fueling Addiction: How Importers and Politicians Keep Lebanon Hooked on Oil”.

Bien que l'article soit basé sur les prétendues conclusions du rapport coécrit, vous êtes individuellement et séparément responsable de la publication de l'allégation et du préjudice causé à nos clients. Il vous incombait de vous acquitter de vos obligations en tant qu'organisation journalistique responsable, c'est-à-dire de communiquer l'allégation à nos clients avant sa publication, et de vérifier l'article avant de le télécharger sur votre site web, ce que vous n'avez pas fait suffisamment. »

Le cabinet Schillings.

Mise au point de la rédaction :

Prenant acte des éléments avancés dans ce droit de réponse, L’Orient-Le Jour tient à apporter les précisions suivantes :

Comme cela a été indiqué texte publié le 12 avril dernier dans ces colonnes est bien une tribune co-signée par deux chercheurs du laboratoires d’Idées Triangle qui reprend en partie les conclusions d’un rapport cet rédigé par les mêmes auteurs. Contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre supra, L’OLJ n’a en aucun cas été associé la réalisation du rapport original.

La dénomination et la présentation originale de la société dirigée par les frères Rahmé dans cette tribune pouvant effectivement prêter à confusion, nous avons modifié le texte en conséquence. Nous notons par ailleurs que que la lettre du cabinet Schillings reconnait que les sociétés ZR Energy DMCC et ZR Energy Sal auraient des actionnaires en commun - en l’espèce M. Zaouk –, ce qui les rendraient liées au sein d’un même groupe.

Nous notons enfin que l’information relative à la décision de la Chambre d’accusation dans l’affaire Sonatrach telle que relatée dans la lettre de Schillings, est incomplète, puisque selon des nos informations, si Raymond et Teddy Rahmé ont bien bénéficié d’un non-lieu partiel couvrant certaines accusations portées contre eux, ils restent soumis à d’autres chefs d’accusation dans le cadre du procès devant encore se tenir à la cour criminelle du Mont-Liban.


Depuis l’invasion de l’Ukraine à la fin du mois de février, les Libanais ont subi une montée en flèche du prix des carburants, dont le pays dépend en grande partie pour les services de base, de l’électricité à l’eau, en passant par les transports.Une fois encore, les ménages sont impuissants face à une situation de pénurie, voyant se multiplier les rumeurs selon lesquelles les...

commentaires (7)

J’ai honte pour eux. Ils ne les prendront pas au paradis leur argent tous ces mafieux ça c’est certain. Entre-temps le peuple crève de faim et de froid. J’ai honte d’avoir le même passeport que tous ces bandits. J’aurais tellement aimé être fière de mon beau pays et de ses dirigeants. Malheureusement c’est bien le contraire qui se passe et je me demande bien si les choses changeront avec les élections surtout qu’un nombre important de députés ou ex députés s’autorisent le droit de se représenter sans vergogne

Khoury-Haddad Viviane

22 h 55, le 03 avril 2022

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Commentaires (7)

  • J’ai honte pour eux. Ils ne les prendront pas au paradis leur argent tous ces mafieux ça c’est certain. Entre-temps le peuple crève de faim et de froid. J’ai honte d’avoir le même passeport que tous ces bandits. J’aurais tellement aimé être fière de mon beau pays et de ses dirigeants. Malheureusement c’est bien le contraire qui se passe et je me demande bien si les choses changeront avec les élections surtout qu’un nombre important de députés ou ex députés s’autorisent le droit de se représenter sans vergogne

    Khoury-Haddad Viviane

    22 h 55, le 03 avril 2022

  • Pauvre libanais, certains s’enrichissent mais tous subissent cette pollution et respirent ce poison qu’est l’air vicié de notre Liban et qui ne fait pas de différence entre les libanais et ses résidents. Quand est-ce que tout ce monde va se réveiller contre ce fléau qui nous tue à petit feu, grands et petits, riches et pauvre, éduqués et illettrés, libanais et étrangers.

    Debbas Cesar

    15 h 17, le 03 avril 2022

  • Pauvre Liban

    Debbas Cesar

    15 h 16, le 03 avril 2022

  • Donc, tous ces beaux messieurs soi-disant responsables de: 1. l'Etat 2. Parlement 3. Gouvernement, ministères et autres postes "juridiques" et même religieux ne travaillent que pour leurs profits personnels...La preuve ? La situation catastrophique de notre pays à tous points de vue ! Leurs caisses sont pleines à déborder de sous...et leurs comptes bancaires à l'étranger bien fournis...alors que nous le peuple avons faim, froid et devons vivre dans l'obscurité, faute de courant électrique. Pour se justifier, tous ces beaux messieurs nous abreuvent de déclarations dans tous les médias, organisent des rassemblements dans leurs fiefs respectifs en nous débitant toujours les mêmes promesses jamais tenues ou accusations concernant "les autres"...qui sont, eux, les méchants et fautifs. Et, pour nous donner espoir en un avenir meilleur, ils forment déjà leurs fils, neveux, gendres pour continuer ce business très...très rentable. Le LIBAN-PATRIE ? Ils ne savent même pas ce que cela signifie...!!! Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 56, le 03 avril 2022

  • C’est dommage de payer des chercheurs pour nous raconter des bêtises. Le problème est que les libanais sont drogués à la « voiture. « Lors de mes séjours au Liban, je voulais faire 300 mètres à pied pour faire un achat. Le voisin me disait « monte, tu ne va pas te fatiguer ». Je répondais c’est pour me dégourdir les jambes ». « Arrête tu feras du sport la prochaine fois ». Lors de mes séjours, je prenais les taxis collectif ( à 5). Tout l’entourage me disait : « un prof d’université en France ne peut se déplacer de cette façon ; tout le monde va t’accuser d’être radin ». Et quand j’arrivais au Liban, tout le monde me parlait de la marque de ma voiture. Un « captur » (Renault), une petite voiture ; comment peut-on rouler avec une chose pareille ? Nous, les Libanais, nous roulons avec des BM et des Mercedes. Vous êtes malheureux, les Français. Depuis à chaque séjour au Liban, je loue une grosse voiture et je m’en fous complètement de la pollution et du déficit de la balance commerciale libanaise. Vive la vraie analyse de la situation libanaise et que les chercheurs qui sont payés pour raconter des niaiseries se taisent.

    Simon Manassa

    10 h 32, le 03 avril 2022

  • Très instructif: où l’on voit que les hommes politiques libanais s’invectivent à longueur de journée tout en faisant du business ensemble. Et bravo à l’OLJ pour avoir ouvert ses colonnes à ce papier en toute transparence.

    Marionet

    09 h 15, le 03 avril 2022

  • depuis l’invasion de l’Ukraine à la fin du mois de février, les Libanais ont subi une montée en flèche du prix des carburants c est toujours la faute aux autre,, les mafieux et les gouvernants de ce pays ne sont pour rien ,pauvre liban

    barada youssef

    01 h 08, le 03 avril 2022

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