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Le contrôle des capitaux doit avant tout protéger les droits des déposants, estime Amal

Le contrôle des capitaux doit avant tout protéger les droits des déposants, estime Amal

Le logo du mouvement Amal. Photo ANI

Le mouvement Amal a estimé que toute discussion sur le projet de loi de contrôle des capitaux, dont la dernière version a été rejetée lundi par les commissions parlementaires, devait donner la priorité à la protection des droits des déposants.

À l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bureau politique d'Amal, le mouvement chiite présidé par le chef du législatif Nabih Berry, a affirmé, dans un communiqué, que "toute discussion autour du contrôle des capitaux doit se baser sur la protection des droits des déposants". La dernière mouture du projet de loi, modifiée dimanche, a été rejetée pour vices de forme et de fond du document.

Dénonçant ce qu'il estime être "la déliquescence et la désagrégation" des institutions publiques, Amal est d'avis que la situation actuelle "nécessite la proclamation d'un état d'urgence par le gouvernement et la création d'une cellule de crise", notamment pour ce qui relève des besoins du Liban en ressources alimentaires, en particulier en matière de blé, une céréale importée à plus de 60% d'Ukraine, pays en proie à une invasion russe dévastatrice.

Parmi les autres conséquences de cette invasion au Liban, figurent la flambée des cours mondiaux du pétrole, qui ont provoqué une forte hausse des tarifs des carburants. À ce sujet, le bureau politique d'Amal estime qu'il faut "prendre les mesures les plus sévères pour mettre fin à la cupidité des cartels". De nombreuses stations-service demeurent fermées dans le pays depuis plusieurs jours, les distributeurs de carburants refusant d'importer ces produits en dollars et de les vendre en livres libanaises, une monnaie fortement dévaluée. 

Le Liban subit toujours de plein fouet un effondrement économique sans précédent depuis 2019, les banques exerçant de sévères restrictions illégales sur les comptes des épargnants alors que les autorités officielles ne parviennent pas à légiférer sur le sujet.


Le mouvement Amal a estimé que toute discussion sur le projet de loi de contrôle des capitaux, dont la dernière version a été rejetée lundi par les commissions parlementaires, devait donner la priorité à la protection des droits des déposants.À l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bureau politique d'Amal, le mouvement chiite présidé par le chef du législatif Nabih Berry, a...