Suite à « Bchémoun dans le cœur de Sagi Sinno » paru dans « L’Orient-Le Jour » du 12 mars : cher Sagi, merci pour ton cri du cœur, en mémoire de nombreuses personnes, et l’irremplaçable et rayonnante feue Raymonde Abou, une des plus grandes éducatrices qui a longtemps dirigé et coiffé brillamment cette école, sans couronne alors qu’elle la méritait…
Et c’était tout d’abord feue l’unique Nabila Saab Drooby, une grande personne avec un grand cœur, un savoir-faire de grande dirigeante à la tête du comité du Collège Louise Wegmann ; et plus tard, celles qui l’ont suivie, telles Leila Salamoun Khalaf, assistée par Nadia Hitti Khlat, Hélène Khairallah Badaro, Nada Oueiny Chaker, May Najjar Richani et d’autres qui ont longtemps œuvré pour la réussite à Bchémoun, puis de nombreuses années plus tard, à Joura ; tout comme le fit l’International College à Aïn Aar ! Tout cela était pour offrir des écoles dans d’autres régions au nord de la capitale, pour des raisons de sécurité politique…
Ces dames du comité avaient trois conseillers : Ghassan Chaker (finance), Paul Tannous (légal, éducatif et de grand cœur) et moi-même (technique) ancien camarade de classe au Collège protestant des trois premières dames citées, dans les petites classes lorsque les garçons étaient admis jusqu’en septième, hormis Nabila Drooby qui était notre doyenne émérite, lorsque j’avais pris contact auprès de feu Michel Élias Doumit à la recherche d’un terrain.
Et n’oublions donc pas la mémoire de Michel Doumit qui avait offert un terrain de 10 000 m2 à Bchémoun, assortis de 20 000 m2 supplémentaires à un prix dérisoire, payables cinq ans plus tard sans intérêt et un sursis de deux ans.
Il serait bon aussi de citer Farid Andraos, architecte de ce beau projet, et de son frère Georges, ingénieur civil auquel nous devons le voile mince « les folded plates » coiffant l’étage haut du réfectoire et du beau gymnase. Au titre de conseiller technique de ces dames du comité, j’avais assuré, sur l’insistance du comité, la construction des bâtiments à Bchémoun en treize mois, en régie et au prix coûtant moyennant un faible pourcentage afin de couvrir les frais directs, et sans honoraires…
Raymonde Abou visitait le site presque chaque jour, rouspétant gentiment et encourageant vivement, pour que tout aille encore plus vite, bien construit et moins cher ! Et c’est grâce à Raymonde que l’inauguration avait été célébrée avec moins d’un mois de retard !
Voilà l’histoire ancienne de ce collège avant qu’il ne soit construit et inauguré. Et c’est seul un groupe de dames de l’ancien CPF, qui avait une grande affection envers Louise Wegmann, la très grande directrice du Collège protestant à la rue Georges Picot pendant plus de vingt ans, que le CLW a pu naître.
Et puis les beaux et bons souvenirs et sentiments de Sagi Sinno.
Élie SEHNAOUI
Ingénieur
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