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Économie - Grand Angle

Dans le miroir de la rue Hamra, le reflet d’un Liban parti en éclats

Plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis le début de la crise, et sur feus les Champs-Élysées de Beyrouth l’avenir semble désormais se conjuguer au passé.

Dans le miroir de la rue Hamra, le reflet d’un Liban parti en éclats

En lieu et place du premier café-trottoir de la rue Hamra, The Horseshoe, un autre s’est installé, Rossa, surplombé d’une peinture murale de feue la diva libanaise Sabah. Photo Florient ZWEIN/Hans Lucas

« C’est fini », ne cesse-t-elle de répéter, incrédule. La dame ne veut pas donner son nom. Elle ne cache pas toutefois être l’épouse du propriétaire de cette librairie vieille de quelques décennies. « Plus de quarante ans certainement », essaie-t-elle de se souvenir sans y parvenir. Des journaux sont disposés à l’entrée. En bas des escaliers menant au magasin, le vide s’est déjà creusé. Malade, son mari lui a confié la boutique ces neuf derniers mois. « Suffisamment de temps pour partir d’ici sans se retourner », lâche-t-elle. Pointant l’extérieur d’un signe de la main, elle assure, désabusée : « Tout a changé. » À ses côtés, le téléphone sonne. « Non, nous ne l’avons pas », s’excuse-t-elle. Elle raccroche. Un ange passe. Puis, elle hausse les épaules. « C’est fini »,...
« C’est fini », ne cesse-t-elle de répéter, incrédule. La dame ne veut pas donner son nom. Elle ne cache pas toutefois être l’épouse du propriétaire de cette librairie vieille de quelques décennies. « Plus de quarante ans certainement », essaie-t-elle de se souvenir sans y parvenir. Des journaux sont disposés à l’entrée. En bas des escaliers menant au magasin, le vide s’est déjà creusé. Malade, son mari lui a confié la boutique ces neuf derniers mois. « Suffisamment de temps pour partir d’ici sans se retourner », lâche-t-elle. Pointant l’extérieur d’un signe de la main, elle assure, désabusée : « Tout a changé. » À ses côtés, le téléphone sonne. « Non, nous ne l’avons pas », s’excuse-t-elle. Elle raccroche. Un ange passe. Puis, elle...
commentaires (3)

Je ne vois pas trop l’intérêt de ce papier dont le titre, autant que le contenu, filent le bourdon.

Marionet

17 h 52, le 14 mars 2022

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Commentaires (3)

  • Je ne vois pas trop l’intérêt de ce papier dont le titre, autant que le contenu, filent le bourdon.

    Marionet

    17 h 52, le 14 mars 2022

  • Terrible. Vous devriez faire un tour chez les prestataires de services médicaux et parler aux radiologues. Leur profession me semble particulièrement emblématique de la crise car une grande partie de leur activité dépend des examens de routine dont les gens tendent désormais à se priver

    M.E

    10 h 38, le 14 mars 2022

  • La rue Hamra est devenu un abscés de fixation des gentils drilles du PSNS. Un peu comme Dhour Choueir. Sans surprise, la rue Hamra subit le sort de Dhour Choueir, une quasi ville fantome quand les villes et villages alentour explosent de vie et d'activité. Mais bon, faut surtout pas publier de voter PSNS aux prochaines legislatives hein ? Il est vital d'etendre les experiences Hamra et Dhour Choueir au reste dy pays.

    Lebinlon

    10 h 31, le 14 mars 2022

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