Des policiers français à Rambouillet, le 23 avril 2021. Photo d'illustration Bertrand Guay/AFP
Un policier a été blessé samedi à Marseille (sud de la France) par un homme de nationalité française, armé d'un couteau, qui a été tué par des tirs de riposte, devant un centre de collecte pour les Ukrainiens. L'agression a eu lieu vers 08H00 GMT, quand cet homme a attaqué trois policiers municipaux, a précisé à l'AFP l'adjoint à la sécurité et à la police municipale de la ville de Marseille, Yannick Ohanessian.
"L'individu est français", même s'il est né à Djibouti, a déclaré la procureure de la République de Marseille. "Agé de 58 ans, il n'est pas connu sur le plan judiciaire et l'enquête est en cours, confiée à la police judiciaire, pour déterminer sa motivation", a ajouté Dominique Laurens.
"À ma connaissance et à la connaissance du maire il n'y a pas eu de revendications", a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin présent à Marseille samedi matin pour l'inauguration d'un commissariat. L'agresseur est un "individu manifestement violent", qui continuait "d'être agressif", a poursuivi le ministre. Les collègues du policier touché ont "d'abord riposté avec leurs armes non létales, puis l'un des policiers a riposté avec son arme létale", blessant mortellement l'agresseur, a précisé M. Ohanessian.
De source syndicale policière, les collègues du policier visé auraient d'abord utilisé un pistolet à impulsion électrique, puis un lanceur de balles de défense, avant qu'un d'entre eux utilise finalement son arme de service. De même source, l'assaillant était armé d'un couteau en céramique avec une lame d'une vingtaine de centimètres. Le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, a précisé samedi matin que l'agresseur s'en était pris "à plusieurs reprises" au policier blessé et que les policiers municipaux visés avaient procédé à "plusieurs sommations" avant de faire usage de leurs armes.
De source syndicale policière, le policier blessé aurait notamment une entaille de cinq cm à une main. Il a été transféré à l'hôpital de la Timone, et ses deux collègues, "extrêmement choqués", ont eux été amenés aux urgences psychiatriques, a précisé M. Ohanessian.


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