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Économie - Finances Publiques

Le Liban dégage à juillet 2021 564,2 milliards de livres en surplus

Le Liban dégage à juillet 2021 564,2 milliards de livres en surplus

Le Liban a enregistré un solde excédentaire en livres libanaises à l’issue du mois de juillet 2021 équivalent à 564,2 milliards de livres. Todor Dinchev/Bigstock.

Poursuivant sur sa lancée enclenchée en juin 2021, le Liban a enregistré un solde excédentaire en livres libanaises à l’issue du mois de juillet suivant équivalent à 564,2 milliards de livres, soit 374,28 millions de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, contre 281,42 milliards de livres à fin juin, la première fois depuis plus de 20 ans que le Liban enregistrait un surplus budgétaire. Un an plus tôt, ce solde budgétaire était négatif, avec 3 164 milliards de livres (près de 2,1 milliards de dollars) de déficit enregistrés lors des sept premiers mois de 2020.

Il faut toutefois noter que ces résultats doivent être interprétés en comptabilisant le fait que la livre a perdu plus de 90 % de sa valeur en plus de deux ans et demi de crise dans le pays. Ce surplus budgétaire représente 5,42 % des dépenses publiques totales sur le même exercice (contre 27,64 % l’année dernière), qui ont atteint de leur côté 10 419 milliards de livres (6,91 milliards de dollars), en baisse de 9 % en glissement annuel.

Pour mémoire

Le Liban dégage un solde budgétaire excédentaire à fin juin, une première en 20 ans

Parmi celles-ci, les avances du Trésor à Électricité du Liban (EDL) ont baissé de 20,1 % à fin juillet 2021 pour atteindre 644,59 milliards de livres (427,59 millions de dollars). Elles représentent en outre 6,19 % des dépenses publiques sur les sept premiers mois de 2021. Une baisse des dépenses qui a induit une baisse encore plus sévère des heures d’approvisionnement de courant fournies par EDL, cette dernière n’étant plus en mesure d’acheter son carburant.

La baisse des dépenses publiques est aussi liée à la réduction de 46,41 % des dépenses reportées des exercices précédents, équivalentes à 1 021,42 milliards de livres (soit 677,56 millions de dollars) à juillet 2021.

En parallèle, les recettes de l’État ont augmenté de 32,57 %, sur la même période, à 10 983,23 milliards de livres (près de 7,29 milliards de dollars). Les recettes fiscales ont, elles, connu une hausse de 39,3 % sur la même période à 8 462,83 milliards de livres (ou 5,61 milliards de dollars), dont 2 399,69 milliards de livres de TVA (1,59 milliard de dollars), et dont la hausse de 139,77 % en glissement annuel est due à l’explosion du taux d’inflation suite à la dépréciation de la monnaie nationale, bien que celle-ci ait engendré une baisse de la consommation. Quant aux revenus du secteur des Télécoms, ils affichent une augmentation de 226,93 % par rapport à la même période l’an dernier pour atteindre 980,79 milliards de livres (soit 650,61 millions de dollars).

Le surplus primaire (sans compter le service de la dette) s’est élevé à 2 289,72 milliards de livres (soit 1 518,89 millions de dollars), alors que sur les sept premiers mois de 2020, ce solde était déficitaire de 1 065,57 milliards de livres (soit 706,84 millions de dollars).

À juillet 2021, le paiement des intérêts (de la dette en livres et en devises) s’est élevé à 1 608,08 milliards de livres (1,07 milliard de dollars) et celui du principal en devises a atteint 117,41 milliards de livres (77,89 millions de dollars), soit un total de 1 725,49 milliards de livres (1,15 milliard de dollars). Cela représentait 16,56 % des dépenses publiques, alors que ce pourcentage était de 18,33 % à fin juillet 2020 (2 098,4 milliards de livres, soit 1,39 milliard de dollars).

Pour rappel, le Liban a fait défaut sur sa dette en devises en mars 2020 sans l’avoir restructurée.

Poursuivant sur sa lancée enclenchée en juin 2021, le Liban a enregistré un solde excédentaire en livres libanaises à l’issue du mois de juillet suivant équivalent à 564,2 milliards de livres, soit 374,28 millions de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, contre 281,42 milliards de livres à fin juin, la première fois depuis plus de 20 ans que le Liban enregistrait un surplus budgétaire. Un an plus tôt, ce solde budgétaire était négatif, avec 3 164 milliards de livres (près de 2,1 milliards de dollars) de déficit enregistrés lors des sept premiers mois de 2020.Il faut toutefois noter que ces résultats doivent être interprétés en comptabilisant le fait que la livre a perdu plus de 90 % de sa valeur en plus de deux ans et demi de crise dans le pays. Ce surplus budgétaire représente...
commentaires (3)

pourquoi conituner a publier ces chiffres, ces analyses fondees sur du flou, sur des mensonges auxquels seuls leurs auteurs croient encore ?

Gaby SIOUFI

10 h 14, le 12 mars 2022

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Commentaires (3)

  • pourquoi conituner a publier ces chiffres, ces analyses fondees sur du flou, sur des mensonges auxquels seuls leurs auteurs croient encore ?

    Gaby SIOUFI

    10 h 14, le 12 mars 2022

  • Article très clair (je ne sais pas qui en est l'auteur'). Mais il faudrait le compléter avec les raisons économiques (de l'économie réelle et non pas simplement comptable) de l'augmentation des recettes, de la diminution des charges, malgré la contraction de l'économie (mis à part les différences de change)

    El-Khoury Malek

    07 h 59, le 12 mars 2022

  • Ces chiffres sont calculés au taux de 1507,5. C’est n’importe quoi

    Gros Gnon

    07 h 57, le 12 mars 2022

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