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Économie

Le chiffre de la semaine : 388,5 %

Le chiffre de la semaine : 388,5 %

C’est la hausse en glissement annuel des ventes de voitures neuves au Liban en janvier 2022, selon l’Association des importateurs d’automobiles libanais (AIA). Le secteur a en effet vendu 298 véhicules en janvier dernier, contre 61 à la même période l’année passée. Une hausse qui étonne au vu de la situation du pays qui, même s’il est doté d’un gouvernement depuis septembre 2021 après 13 mois de vacance, est loin d’être sorti de la crise économique et financière qu’il traverse depuis quelques années. Cette hausse en glissement annuel est toutefois due aux restrictions sanitaires imposées en 2021 pour contrer la pandémie de Covid-19, dont un confinement strict du 14 janvier au 8 mars ayant empêché les commerces d’ouvrir leurs portes. Il y aura donc très probablement une hausse des ventes de voitures en glissement annuel en février 2022 puisque, à la même période l’année dernière et pour les mêmes raisons, une seule voiture, d’une marque européenne selon l’AIA, avait été vendue.

Toutefois, même avec cette augmentation sensible, ces chiffres restent très faibles comparés à ceux du premier mois des années précédentes : 979 en 2020, 1 838 en 2019 et 2 489 en 2018. À noter que c’est en 2018 que la crise économique que traverse le Liban a débuté, selon plusieurs analystes dont la Banque mondiale (BM), même si elle n’a été palpable pour une grande partie de la population qu’en 2019, lorsque la livre libanaise a commencé à se déprécier. La monnaie nationale a ainsi perdu plus de 90 % de sa valeur en deux ans, réduisant de manière dramatique le pouvoir d’achat de la population, dont 74 % vit désormais sous le seuil de pauvreté, selon l’Escwa.

À toutes ces raisons, l’AIA ajoute les restrictions bancaires sur les dépôts en devises, imposées de manière illégale par les banques depuis la fin de l’été 2019, qui ne permettent plus aux déposants d’avoir accès à leur argent et entravent donc la consommation des ménages, qui constituait 92,3 % du PIB entre 2015 et 2018, selon la BM. Parallèlement, la crise a poussé les banques à diminuer sévèrement les crédits octroyés aussi bien aux consommateurs qu’aux entreprises. L’AIA a par exemple indiqué, lorsqu’elle a présenté les chiffres de l’année 2021, que les entreprises qu’elle représente n’arrivent plus à obtenir un financement de la part des banques pour importer de nouvelles voitures ou des pièces de rechange.

Au vu de ces chiffres et de la situation générale, l’association a mis en garde contre une probable fermeture d’entreprises, entraînant le licenciement « d’un grand nombre d’employés et d’ouvriers », venant grossir les rangs des chômeurs au Liban, dont le taux a atteint 37,7 % entre mai et juillet 2021, selon les chiffres de la Banque mondiale obtenus via une enquête téléphonique. Un taux presque égal à celui de décembre 2020 (près de 40 %).

C’est la hausse en glissement annuel des ventes de voitures neuves au Liban en janvier 2022, selon l’Association des importateurs d’automobiles libanais (AIA). Le secteur a en effet vendu 298 véhicules en janvier dernier, contre 61 à la même période l’année passée. Une hausse qui étonne au vu de la situation du pays qui, même s’il est doté d’un gouvernement depuis septembre 2021 après 13 mois de vacance, est loin d’être sorti de la crise économique et financière qu’il traverse depuis quelques années. Cette hausse en glissement annuel est toutefois due aux restrictions sanitaires imposées en 2021 pour contrer la pandémie de Covid-19, dont un confinement strict du 14 janvier au 8 mars ayant empêché les commerces d’ouvrir leurs portes. Il y aura donc très probablement une hausse des ventes de voitures en...
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