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Économie - Consommation

Heineken revient dans le vert en 2021, mais prévoit de monter ses prix face à l’inflation


Heineken revient dans le vert en 2021, mais prévoit de monter ses prix face à l’inflation

Heineken a réalisé un bénéfice net de 3,32 milliards d’euros en 2021. Astrid Stawiarz/AFP

La reprise a été au rendez-vous en 2021 pour Heineken avec un bénéfice net de 3,32 milliards d’euros, alors que l’année 2020 avait été marquée par une perte de 204 millions d’euros, selon un communiqué du deuxième plus gros brasseur mondial derrière AB InBev. Un résultat qui s’explique par la levée des restrictions en Europe en 2021.

Le groupe a enregistré une hausse organique en 2021 de 4,6 % des volumes de bière, « bien au-delà de 2019 », profitant également de la « dynamique continue dans les Amériques et Afrique, Moyen-Orient et Europe de l’Est, et d’une reprise séquentielle en Asie-Pacifique ». Heineken a publié un chiffre d’affaires de 26,58 milliards d’euros, en progression de 11,8 %.

« Pour l’avenir, bien que la vitesse de la reprise reste incertaine et que nous soyons confrontés à d’importants défis inflationnistes, nous sommes encouragés par la solide performance de notre entreprise », a estimé le PDG du groupe Dolf van den Brink, cité dans le communiqué.

Le groupe néerlandais prévoit néanmoins pour 2022 une augmentation du coût de ses intrants par hectolitre au milieu d’année notamment en raison de la forte augmentation des prix des matières premières, de l’énergie et du fret. « Nous compenserons ces augmentations du coût des intrants par la tarification en termes absolus, ce qui pourrait entraîner une consommation de bière plus faible », a annoncé le groupe.

Heineken a par ailleurs estimé que les marchés de la région Asie-

Pacifique rebondiront « progressivement au cours de l’année » 2022, mais que la reprise complète du commerce extérieur en Europe « pourrait prendre plus de temps ».

Le brasseur danois Carlsberg a également prévenu de la hausse de ses prix de vente cette année pour les mêmes raisons, et anticipe aussi une « année difficile », en raison de la pandémie.

L’effet de l’Euro 2020

Heineken avait subi de plein fouet la crise sanitaire avec la fermeture des bars, l’obligeant à supprimer 8 000 emplois – soit environ 10 % de ses effectifs – après être tombé dans le rouge en 2020. « Nous avons fait un grand pas vers le rétablissement aux niveaux prépandémiques, et pour certaines parties allant au-delà », s’est félicité M. van den Brink, saluant un « solide ensemble de résultats ».

La marque Heineken a enregistré une forte croissance organique des volumes en 2021, +17,4 % « surperformant de manière significative le marché total de la bière ». « 2021 a été notre plus grosse année de l’histoire malgré les restrictions », a souligné Heineken, notamment grâce au sponsoring de l’Euro 2020 et de la Champions League 2020 ayant eu lieu cette même année.

Heineken proposera un dividende de 1,24 euro par action au titre de 2021, soit une hausse de 77,1 % par rapport à 2020. Le groupe table sur une amélioration « stable à modeste de la marge bénéficiaire d’exploitation en 2022 ». « Il existe une incertitude accrue compte tenu de l’évolution actuelle et de l’évolution des coûts économiques et des intrants », a souligné le groupe, qui vise une marge opérationnelle de 17 % en 2023.

Le géant néerlandais avait par ailleurs annoncé fin 2021, son intention de racheter le sud-africain Distell qui produit certaines des boissons emblématiques du pays d’Afrique australe, pour 2,2 milliards d’euros.

Fondé au XIXe siècle à Amsterdam, Heineken produit et vend plus de 300 marques de bière et de cidre, dont Heineken, Strongbow et Amstel, et emploie plus de 85 000 personnes à l’échelle mondiale.

Julie CAPELLE/AFP

La reprise a été au rendez-vous en 2021 pour Heineken avec un bénéfice net de 3,32 milliards d’euros, alors que l’année 2020 avait été marquée par une perte de 204 millions d’euros, selon un communiqué du deuxième plus gros brasseur mondial derrière AB InBev. Un résultat qui s’explique par la levée des restrictions en Europe en 2021.Le groupe a enregistré une hausse organique en 2021 de 4,6 % des volumes de bière, « bien au-delà de 2019 », profitant également de la « dynamique continue dans les Amériques et Afrique, Moyen-Orient et Europe de l’Est, et d’une reprise séquentielle en Asie-Pacifique ». Heineken a publié un chiffre d’affaires de 26,58 milliards d’euros, en progression de 11,8 %.« Pour l’avenir, bien que la vitesse de la reprise reste incertaine et...
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