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Société - Liban-France

Salim Daccache au Sénat français : L’USJ « debout » pour s’acquitter de sa mission

Salim Daccache au Sénat français : L’USJ « debout » pour s’acquitter de sa mission

Le père Daccache et la délégation de l’USJ reçus par Brigitte Macron. Photo fournie par Marlène Aoun Fakhouri

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et de levée de fonds, le père Salim Daccache, recteur de l’Université Saint-Joseph (USJ), accompagné de Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine, de Cynthia Ghobril Andrea, directrice de la Fondation USJ, et d’Yves Choueyfati, membre du conseil de gouvernance de la Fondation USJ, a été auditionné au Sénat de Paris par la présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Liban, la sénatrice Christine Lavarde (LR), vice-présidente de la délégation sénatoriale à la prospective et membre de la commission des Affaires européennes, en présence d’un grand nombre de sénateurs et sénatrices.

Dans son mot d’accueil, Mme Lavarde a mis l’accent sur « la force et la solidité du niveau intellectuel au Liban, qui doit permettre à sa population de rebondir. Car si l’éducation s’écroule, vous perdez cette plus-value qui fait la particularité du pays du Cèdre, dans la région du Moyen et Proche-Orient ».

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Le père Salim Daccache a, lui, tiré la sonnette d’alarme. « Suite à la crise économique sans précédent qui sévit dans le pays, tout le système universitaire au Liban est en grande souffrance, a-t-il déclaré. Toutefois, l’USJ est debout et restera debout pour s’acquitter de sa mission éducative. » Il s’est ensuite lancé dans une description détaillée des énormes difficultés que rencontrent les universités au Liban, notamment l’USJ, dans un contexte de crise financière et économique aiguë.

« En dépit de tout, cette université privée, au service du pays tout entier (elle comprend cinq campus à Beyrouth et trois autres à Saïda, Tripoli et Zahlé), dont 87 % des programmes sont enseignés en français, et 56 en codiplomation avec les universités françaises, est un avant-poste de la francophonie, dans un contexte de régression de la langue française au Liban, ainsi qu’un outil géopolitique de la présence culturelle francophone au Moyen-Orient », a-t-il assuré.

« L’université est debout, mais la recherche à genoux »

« À ce problème économique majeur, a poursuivi le recteur de l’USJ, se joignent le vide politique, la mauvaise gestion et le laxisme de l’État, menant à une crise financière sans précédent. Les avoirs des Libanais sont gelés dans les banques, une dépréciation hors norme de la monnaie libanaise les désempare et fait basculer la majorité de la société sous le seuil de pauvreté. » Il a rappelé que son institution a mené deux opérations d’aide et de secours en nourriture, médicaments, appui psychologique et spirituel à la population de Beyrouth : « L’USJ en mission » et « Rise to Bloom ».

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Aujourd’hui, a insisté le père Daccache, « il est urgent de frapper aux portes de tous ceux qui croient en notre mission, de ceux qui veulent nous insuffler un souffle nouveau, qui nous permettra d’émerger de ce gouffre infernal. »

Le Pr Tomb a souligné pour sa part que « l’université est debout, mais la recherche, elle, à genoux, faute de moyens nécessaires à son développement ». Il a également mis en garde contre « le recul de 80 % de la francophonie : l’affichage en français n’existe presque plus, les médias français se limitent à deux, l’absence de films et séries télévisées se fait sentir… La francophonie vivante est sérieusement menacée. Elle ne devrait pas se limiter uniquement au cadre scolaire ou universitaire, mais s’étendre aux loisirs, à la culture… Elle fait partie de notre identité, et c’est ce qui fait la particularité du Liban dans la région du Moyen-Orient ».

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Par ailleurs, dans la continuité de la campagne de sensibilisation et de levée de fonds, le père Daccache et la délégation qui l’accompagnait ont été reçus à l’Élysée par la Première dame, Brigitte Macron. Celle-ci a témoigné de son intérêt à l’endroit de l’USJ et de l’Hôtel-Dieu de France.


Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et de levée de fonds, le père Salim Daccache, recteur de l’Université Saint-Joseph (USJ), accompagné de Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine, de Cynthia Ghobril Andrea, directrice de la Fondation USJ, et d’Yves Choueyfati, membre du conseil de gouvernance de la Fondation USJ, a été auditionné au Sénat de Paris par la...

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