Le bureau de presse du ministre de l’Agriculture, Abbas Hajj Hassan, a annoncé hier que son homologue syrien, Mohammad Hassan Qatna, l’a informé que le gouvernement syrien avait accepté d’augmenter la quantité de bananes importées du Liban, et ce « en marge de la conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture qui se tient à Bagdad ». Une augmentation chiffrée « de 250 à 500 tonnes pour chaque importateur pour atteindre une quantité totale de 50 000 tonnes de bananes libanaises », a indiqué le communiqué, ajoutant que le « gouvernement syrien a également accepté de réduire le prix indicatif de frontière de 850 à 500 dollars ». Le prix indicatif de frontière est un prix de référence pour un produit à l’importation ou à l’exportation fixé entre des entités gouvernementales.
Fin janvier, Abbas Hajj Hassan s’est rendu en Syrie, à la tête d’une délégation de son ministère, où il a rencontré plusieurs responsables locaux, dont son homologue avec qui il s’est réuni pour notamment évoquer le développement des échanges d’agrumes et de bananes entre les deux pays. Le ministre libanais s’est également concerté avec les ministres syriens des Travaux publics, Souheil Abdellatif, et des Transports, Zouheir Khozayem, au sujet des frais de transit imposés par Damas aux camions libanais qui traversent la frontière syrienne. Après un contact rompu depuis des années, plusieurs responsables libanais tentent de collaborer à nouveau avec Damas afin de soutenir l’économie nationale, alors que le pays est frappé depuis plus de deux ans par la pire crise financière de son histoire contemporaine.


TOUJOURS CE POINT D'INTERROGATION : OU VONT LES BENEFICES EN FRESH PAR CES EXPORTATIONS : RESTENT ILS DANS LES COMPTES EN BANQUE DE CES MESSIEURS A L'ETRANGER AU LIEU QU'ILS NE RENTRENT DANS LE SYSTEME BANCAIRE/ECONOMIQUE DU PAYS ?
14 h 44, le 08 février 2022