L’indice PMI (Purchase Managers Index, indice des directeurs d’achat), publié hier par la BlomInvest avec Markit, a commencé l’année tout petit doucement, atteignant 47,1 points en janvier, contre 46,7 points en décembre 2021. Ce résultat est tiré d’un sondage réalisé chaque mois auprès de 400 entreprises du secteur privé. Le PMI reflète une baisse d’activité si sa valeur est inférieure à 50 points, et inversement. Si la valeur de l’indice est inférieure à celle du mois précédent, cela signifie que la baisse s’est accélérée, et vice versa.
Dans le détail, le rapport indique ainsi une hausse en janvier des sous-indices relatifs à la production du secteur privé (45,3 points, contre 44 points en décembre), aux nouvelles commandes (44,1 points, contre 43,7 points en décembre) et aux nouvelles commandes pour l’export (48,5 points, contre 47,2 points en décembre).
Si le PMI de janvier marque un plus haut depuis sept mois, les auteurs du rapport avancent avec prudence, la crise économique et financière que traverse le Liban depuis plus de deux ans étant trop volatile pour assurer un quelconque optimisme. Ils notent néanmoins des signes « de bonnes intentions » vers un mieux, à l’image du retour des ministres aux réunions du Conseil, après un boycott de plus de deux mois de la part de certains d’entre eux, de l’entame des discussions relatives à l’avant-projet de budget 2022 et de la reprise des négociations entre les autorités libanaises et le Fonds monétaire international.
De plus, l’intervention de la Banque du Liban sur le marché pour stabiliser le taux dollar/livre sur le marché parallèle, passé de près de 34 000 livres à une vingtaine en quelques jours, a pour le moment relativement réussi. Il reste que le pouvoir d’achat des Libanais est toujours tragiquement amputé, la parité de 1 507,5 livres le dollar demeurant jusqu’à présent officielle. Toutefois, « nous espérons voir le début des réformes qui permettront de regagner la confiance et relancer l’économie », sans quoi la crise pourrait s’aggraver encore plus, conclut au sein du rapport Fadi Osseirane, directeur général de BlomInvest Bank.

