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Politique - Liban

Baha' Hariri se lance dans la bataille politique

Le frère de Saad Hariri annonce qu'il sera bientôt de retour dans le pays. 
Baha' Hariri se lance dans la bataille politique

Baha' Hariri. Photo Facebook @BahaaHaririOfficial

Le frère aîné de l'ancien Premier ministre et leader du courant du Futur Saad Hariri a déclaré vendredi soir qu'il allait "se lancer dans la bataille pour reprendre le Liban et sa souveraineté", sans toutefois annoncer clairement sa volonté de se présenter aux élections du 15 mai. Des propos qui interviennent quelques jours après la décision du leader du courant du Futur de suspendre ses activités politiques ainsi que celles de son parti.

"Je vais poursuivre sur la voie de Rafic Hariri", a affirmé l'homme d'affaires Baha' Hariri dans un message enregistré, annonçant qu'il serait bientôt de retour dans le pays. Critiquant à mi-mot la décision de son frère, il a estimé que "faire peur en agitant le spectre du vide au niveau d'une composante de la société libanaise, ne sert que les ennemis de la nation". "La morale et l'éducation reçues par les fils de Rafic Hariri ne leur permettent pas d'abandonner leurs responsabilités, qui sont de mettre toutes nos capacités au service du redressement du Liban", a-t-il insisté. "Nous allons nous lancer dans la bataille pour reprendre la nation et récupérer la souveraineté face à ses occupants", a-t-il lancé. 

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Baha’ Hariri, qui se revendique à la fois comme l’héritier politique de son père et le porte-voix de la contestation populaire via son mouvement Sawa li Lubnan, n'a toutefois pas annoncé clairement son intention de se présenter personnellement aux législatives.

Depuis qu'il a lancé son mouvement et mis en branle une solide machine électorale, les interrogations se sont multipliées sur les intentions véritables de l’aîné des Hariri, et sur le fait de savoir s’il compte reprendre le flambeau avec une structure différente de celle du courant du Futur. Dans les milieux proches de Baha’ Hariri, on assure jusque-là que ce dernier ne compte pas se présenter aux législatives mais que son parti parrainera plusieurs candidats au profil réformateur, dans le but de "rectifier le tir et corriger les erreurs" de son frère cadet. Comprendre principalement son alliance avec le Hezbollah et le camp présidentiel en 2016, largement critiquée par Baha’ Hariri.

Baha' Hariri s'est en effet posé à plusieurs reprises comme critique de la politique du modus vivendi entretenu ces dernières années par son frère avec le Hezbollah. Connu sous le titre respectueux de "cheikh Baha'" dans les monarchies arabes du Golfe, le milliardaire sunnite avait déclaré en novembre dernier, au journal koweïtien al-Qabas, qu'au Liban "il faut commencer par écarter du pouvoir la majorité hostile à l’Arabie saoudite et aux pays du Golfe”.

Lundi, Saad Hariri avait annoncé son intention de se retirer de la vie politique et de ne pas se présenter au scrutin législatif, appelant son parti à faire de même. Cette annonce a eu l'effet d'un séisme sur la scène politique et mis dans l’embarras différents partis et alliés potentiels, comme le leader druze Walid Joumblatt, le président du Parlement Nabih Berry, mais aussi le Hezbollah. Elle avait également fait craindre un vide au niveau de la représentation de la communauté sunnite lors des élections. Les anciens Premiers ministres Nagib Mikati et Fouad Siniora ont toutefois déjà affirmé qu'ils n'entendaient pas suivre l'exemple de Saad Hariri et boycotter les élections.


Le frère aîné de l'ancien Premier ministre et leader du courant du Futur Saad Hariri a déclaré vendredi soir qu'il allait "se lancer dans la bataille pour reprendre le Liban et sa souveraineté", sans toutefois annoncer clairement sa volonté de se présenter aux élections du 15 mai. Des propos qui interviennent quelques jours après la décision du leader du courant du Futur de suspendre...

commentaires (8)

Si son éruption dans la vie politique peut changer un tant soit peu la donne au niveau national, ahlan wa sahlan, mais j'en doute car il lui faudra prévoir réagir fermement s'il y a provocation du style Tayyouneh. Le Hezbollah ne comprend pas un autre langage. Cependant il aura raison de s’éloigner du courant et de reprendre sur de nouvelles bases, moins corrompues celle-la, pour pouvoir prétendre représenter une partie des frondeurs. Le courant du future a été malheureusement trop sali par l'attitude de certains. Eh bien bonne chance a ce nouveau membre du système féodal prévalent.

Pierre Hadjigeorgiou

08 h 57, le 31 janvier 2022

Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • Si son éruption dans la vie politique peut changer un tant soit peu la donne au niveau national, ahlan wa sahlan, mais j'en doute car il lui faudra prévoir réagir fermement s'il y a provocation du style Tayyouneh. Le Hezbollah ne comprend pas un autre langage. Cependant il aura raison de s’éloigner du courant et de reprendre sur de nouvelles bases, moins corrompues celle-la, pour pouvoir prétendre représenter une partie des frondeurs. Le courant du future a été malheureusement trop sali par l'attitude de certains. Eh bien bonne chance a ce nouveau membre du système féodal prévalent.

    Pierre Hadjigeorgiou

    08 h 57, le 31 janvier 2022

  • A l’origine, ca devait être BAHAA qui devait reprendre le flambeau : Mais MONSIEUR n’en a pas voulu â cause de son « business » il n’avait pas le temps sans doute? Maintenant que Saad a épuisé une grande partie de sa fortune, ses sociétés dont la TV ont fait faillite… Son frérot s’est souvenu de la mémoire de son père ? Bon courage à lui. Cependant, Saad malgré sa mollesse face au Hezbollah, il a essayé à sa manière. Qu’il ait eu tort ou raison ? L’Histoire le dira. Mais je ne lui jetterai pas la pierre ( à Saad) pourtant, ce n’est pas mon frère mais celui de Bahaa !!!

    radiosatellite.online

    23 h 07, le 30 janvier 2022

  • Bonne chance …

    Eleni Caridopoulou

    20 h 29, le 29 janvier 2022

  • C A I N !

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION

    11 h 44, le 29 janvier 2022

  • Oh ! Non ! Il y en a encore combien ? Cela ne s'arrêtera donc jamais. Toutes ces dynasties politiques claniques versatiles, boutiquières, bassement claniques ont démontré leur limite, et leurs alliances, mésalliances, desalliances...Frangie, Joumblat...Sans compter les indéboulonnables qui sont une dynastie à eux tout seul comme l'éternel président de la chambre des députés inutiles. On est loin des princes Chehab, qui seraient probablement les seuls à justifier un principe aristocratique.

    Zahar Nicolas

    10 h 08, le 29 janvier 2022

  • Triste! Une nouvelle meute par défaut!!! De quoi cauchemarder ce soir!

    Samir Tabet

    00 h 46, le 29 janvier 2022

  • Sans tergiverser, clair, et droit au but.

    Esber

    23 h 56, le 28 janvier 2022

  • Quel bonhomme, il est drôle quand-même de se penser à la hauteur d'une carrière politique sous ces circonstances.

    Michael Nasrallah

    21 h 49, le 28 janvier 2022

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