Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Syrie

Sévères critiques et bataille de procédure au Conseil des droits de l'homme

Sévères critiques et bataille de procédure au Conseil des droits de l'homme

L'ambassadeur de France auprès des Nations unies à Genève, Jérôme Bonnafont. Photo d'archives AFP

L'examen de la situation en Syrie lundi devant le Conseil des droits de l'homme a donné lieu à de fermes dénonciations des graves violations des droits humains dans le pays. Damas a nié les allégations et mené une bataille de procédure.

"La situation en Syrie est, depuis plus d'une décennie, marquée par des violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire systématiques, massives et constantes", a dénoncé l'ambassadeur de France auprès des Nations unies à Genève, Jérôme Bonnafont lors de l'examen périodique universel des droits de l'homme de la Syrie. "Ces violations inacceptables doivent cesser et leurs auteurs devront impérativement rendre des comptes", a-t-il souligné en insistant sur le fait que le régime syrien "est le premier responsable de ces violations".

Une intervention qui résume bien le ton des critiques portées contre le régime de Bachar el-Assad, qui préside aux destinées d'un pays en guerre civile depuis plus de 10 ans.

Comme elle l'avait déjà fait notamment lors des interventions des homologues britannique et américaine mais aussi celle, très virulente, de la Turquie, la délégation syrienne présidée par Bachar al-Jaafari, a interrompu l'intervention de l'ambassadeur de France pour un rappel procédural.

La France, qui selon une source diplomatique française a musclé son langage pour pointer du doigt la responsabilité première du régime Assad, mais aussi en insistant pour que le régime crée "les conditions du retour sûr, digne et volontaire des réfugiés et des déplacés, et mettre un terme à toutes les violations dont ils sont victimes une fois revenus en Syrie".

M. al-Jaafari a non seulement rejeté toute responsabilité dans les exactions mais a estimé que ni la France, ni les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Turquie et Israël n'avaient à donner de leçon. "Nous ne pouvons ignorer le fait" que "tous ces pays sont impliqués dans l'occupation d'une part de mon pays, et de ce fait ils violent le droit international", a-t-il lancé.

Si les critiques ont été plus nombreux, la Syrie a aussi eu des soutiens de poids.

La Chine, a "appelé la communauté internationale à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et de respecter le choix du peuple".

Quant à la Russie qui soutient le régime par une forte présence militaire dans le pays, elle a dénoncé "les occupation militaires illégales" mais aussi les "graves violations" des droits de l'homme dans les zones occupées par "des groupes terroristes".

L'examen de la situation en Syrie lundi devant le Conseil des droits de l'homme a donné lieu à de fermes dénonciations des graves violations des droits humains dans le pays. Damas a nié les allégations et mené une bataille de procédure."La situation en Syrie est, depuis plus d'une décennie, marquée par des violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire systématiques, massives et constantes", a dénoncé l'ambassadeur de France auprès des Nations unies à Genève, Jérôme Bonnafont lors de l'examen périodique universel des droits de l'homme de la Syrie. "Ces violations inacceptables doivent cesser et leurs auteurs devront impérativement rendre des comptes", a-t-il souligné en insistant sur le fait que le régime syrien "est le premier responsable de ces violations".Une intervention qui résume bien...