Le ministre libanais de l'Intérieur Bassam Maoulaoui à l'issue de sa réunion avec le président Michel Aoun, le 13 janvier 2022 à Baabda. Photo Dalati et Nohra
Alors que le Liban est englué pour la troisième année consécutive dans une grave crise socio-économique, le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a plaidé auprès des autorités pour que le budget de santé des forces de sécurité soit assuré.
"L'une de mes priorités est la santé des agents des Forces de sécurité intérieure (FSI). Je n'accepte pas qu'un policier ne puisse pas accéder aux soins ou assurer les médicaments à ses enfants et sa famille. Il est du devoir de l'Etat d'assurer tous les besoins des forces de l'ordre", a insisté M. Maoulaoui lors d'une conférence de presse. "La santé des forces de l'ordre sont une ligne rouge", a-t-il prévenu.
Il a ensuite souligné que le montant des besoins de santé pour les agents des FSI s'élève à 107,5 millions de dollars. "Cette somme doit être assurée", a-t-il insisté, avant d'indiquer que ce montant s'élève à 287 milliards de livres libanaises pour les agents de la Sûreté générale. "J'appelle les responsables à assumer leurs responsabilités", a encore dit le ministre.
Ces derniers jours, des hôpitaux ont refusé d'admettre des agents des FSI faute de versement par l'Etat des arriérés de paiement dus à leurs établissements pour couvrir les soins de santé des forces de l'ordre.
Le Liban connaît la pire crise économique de son histoire moderne, depuis l'été 2019. Cette crise se manifeste, entre autres, par une dépréciation record de la livre par rapport au dollar, après avoir perdu 95% de sa valeur depuis deux ans.


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