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Dernières Infos - Crise au Liban

Les chauffeurs routiers annoncent le programme de la "journée de colère" de jeudi

Les chauffeurs routiers annoncent le programme de la

Des pneux brûlés à Saïda, mardi en signe de colère contre la dégradation des conditions de vie au Liban. Photo fournie par notre correspondant, Mountasser Abdallah

Les syndicats des transports routiers ont annoncé mercredi le programme de la "journée de colère" prévue jeudi dans le pays, et qui consiste en une grève générale des chauffeurs et des rassemblements à travers le territoire en vue de mettre la pression sur les autorités dans un Liban en plein effondrement socio-économique.

Lors d'une conférence de presse, le président de la Confédération générale de travailleurs au Liban, Béchara el-Asmar, réputé proche des partis politiques au pouvoir, a d'abord déclaré que jeudi sera "une journée de colère, et d'avertissements". "Elle sera suivie par des mobilisations similaires, si les accords (conclus avec le gouvernement) ne sont pas mis à exécution", a prévenu le responsable syndical, déplorant le fait que "ces ententes n'aient pas été mises en application, bien qu'elles bénéficient de l'approbation du Premier ministre", Nagib Mikati. Le président de la CGTL fait ainsi référence à des ententes prévoyant notamment l'octroi d'avantages financiers aux chauffeurs, dans le contexte de la grave crise économique que traverse le pays. "Ces accords étaient à même d'épargner l'humiliation aux retraités, aux étudiants, aux militaires et aux fonctionnaires", a souligné Béchara el-Asmar, appelant à une participation massive à la journée de demain.

Prenant la parole également, le président du syndicat des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, lui aussi proche du pouvoir, a appelé "tous les Libanais lésés par la crise économique à prendre part à la journée de colère entre 5 heures du matin et 17 heures". Il a ensuite affirmé que "ce qui se dit sur les réseaux sociaux ne changera en rien la mobilisation prévue demain". Une réponse aux accusations selon lesquelles les syndicats du secteur finissent par se soumettre aux pressions politiques et par souvent annuler leur mobilisation.

M. Tleiss a enfin annoncé les points de rassemblement des grévistes. A Beyrouth, il s'agit de Dora,  Barbir, Béchara el-Khoury, Galerie Semaan, Moucharrafiyé, Kafa'at, Hadeth , Khaldé, Ouzaï, la Cité sportive, l'ancienne route de l'aéroport, Mazraa, et le palais de l'Unesco. Des rassemblements sont également prévus au niveau de l'autoroute d'Antélias, Nahr el-Mott et Mkalles, ainsi que dans d'autres régions, dans le Nord, le Sud et la Békaa.

Le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a dans ce contexte appelé les Forces de sécurité intérieure à empêcher lors de ce mouvement de colère "toute atteinte à la sécurité, aux libertés et propriétés, afin de préserver la stabilité et les libertés publiques".

Le 22 décembre dernier Bassam Tleiss, lui aussi proche du pouvoir, avait annoncé  une "journée de colère et de paralysie du pays" le 13 janvier afin de réclamer l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur, dans un Liban en plein effondrement économique, où 74% de la population vit désormais sous le seuil de la pauvreté, selon les chiffres de l'ONU.

La colère populaire s'était déjà fait sentir dans la journée de mardi, marquée par une nouvelle dégringolade record de la livre libanaise face au dollar, une forte hausse des prix des carburants et une rupture du stock de pain dans les boulangeries.


Les syndicats des transports routiers ont annoncé mercredi le programme de la "journée de colère" prévue jeudi dans le pays, et qui consiste en une grève générale des chauffeurs et des rassemblements à travers le territoire en vue de mettre la pression sur les autorités dans un Liban en plein effondrement socio-économique.Lors d'une conférence de presse, le président de la...