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Économie - Le Chiffre De La Semaine

Plus 54,2 % de billets, pièces et comptes à vue en livres libanaises

Plus 54,2 % de billets, pièces et  comptes à vue en livres libanaises

Le total des billets, des pièces et des comptes à vue en livres a augmenté de 54,2 % à fin octobre en glissement annuel, passant de 34 931 milliards de livres en octobre 2020 à 53 872 milliards au dixième mois de l’année 2021. C’est-à-dire l’agrégat monétaire M1, indiquant alors que la circulation de la livre a fortement augmenté en un an, même si elle reste inférieure à la hausse exponentielle entre octobre 2019 et octobre 2020 (+175,98 %). Cette proportion monte à 325,63 % entre les dix premiers mois des années 2019 et 2021, et montre le développement de la « cash economy » (économie basée sur les espèces), selon le terme employé par le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, le 11 novembre 2019, lors d’un passage sur la chaîne MTV, en marge d’une dépréciation de plus de 94 % de la livre (le taux de change a oscillé entre 26 000 livres et 29 000 livres la semaine dernière) et d’une crise de confiance dans le secteur bancaire. À la fin de l’été 2019, les banques ont imposé des restrictions sur les transferts à l’étranger et les retraits depuis les comptes en devises, et la Banque du Liban a commencé à « lirifier » une partie des dépôts depuis avril 2020 à travers la circulaire n° 151, qui permet de retirer à un taux bien inférieur au taux du marché (actuellement à 8 000 livres) les dollars libanais, ou « lollars ». Tout cela a poussé à une augmentation de la masse monétaire en livres en circulation dans l’économie, les agents économiques préférant utiliser des billets en livres pour leurs échanges quotidiens.

À noter toutefois qu’en raison de la fluctuation de la livre débutée il y a deux semaines, certains commerces demandent soit à être payés en dollars, soit majorent de 1 000 livres environ le taux de change sur le marché parallèle, pour se prémunir contre une dévaluation brutale de la livre. Pour contrer la dépréciation de la livre, la BDL a annoncé la semaine dernière qu’elle allait fournir des dollars aux banques, afin de diminuer la pression sur le marché des changes, mais la mesure semble encore floue, y compris pour les établissements bancaires.

La masse monétaire totale dans l’économie (en prenant également en considération les comptes à terme en livres, ainsi que les comptes libellés en devises et les titres de dette en circulation en dehors du secteur financier), soit l’agrégat M3, n’a quant à elle connu qu’une faible hausse en glissement annuel, de l’ordre de 1 %, à fin octobre, et n’a même pas connu de changement durant les dix premiers mois de l’année. Cela s’explique d’une part par la baisse des dépôts à terme libellés en livres de 24,3 %, pour atteindre 21 551 milliards de livres, et d’autre part par la baisse des dépôts en devises de 6,2 % en glissement annuel pour atteindre 123 868 milliards de livres (au taux de change officiel de 1 507,5 livres pur un dollar).

Le total des billets, des pièces et des comptes à vue en livres a augmenté de 54,2 % à fin octobre en glissement annuel, passant de 34 931 milliards de livres en octobre 2020 à 53 872 milliards au dixième mois de l’année 2021. C’est-à-dire l’agrégat monétaire M1, indiquant alors que la circulation de la livre a fortement augmenté en un an, même si elle reste inférieure à la hausse exponentielle entre octobre 2019 et octobre 2020 (+175,98 %). Cette proportion monte à 325,63 % entre les dix premiers mois des années 2019 et 2021, et montre le développement de la « cash economy » (économie basée sur les espèces), selon le terme employé par le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, le 11 novembre 2019, lors d’un passage sur la chaîne MTV, en marge d’une...
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