Il a vu naître tant de garçons et de filles, accompagné de nombreuses femmes dans leurs grossesses et transmis son savoir à bon nombre d’étudiants en médecine ; puis il s’en est allé humblement, élégamment.
Avec le départ du docteur Fayez Bitar, nous avons perdu, en ce début d’hiver, un médecin hors pair, certes, mais aussi un accompagnateur bienveillant et généreux.
Je lui dois notamment la vie de mon fils : lors de mon accouchement, je me souviens de m’être retrouvée en salle d’opération pour une césarienne d’urgence ; il a réussi à sauver mon fils Élie en l’espace de quelques courtes minutes… Tout l’hôpital ne discutait que de ce cas rare de « procidence du cordon avec inhalation du méconium ». Une conférence avait, par ailleurs, été donnée, dès le lendemain, par le docteur Bitar afin d’exposer et de débattre avec le corps médical concerné de cette pathologie difficile, grave, souvent mortelle.
Je vous dois, cher docteur Bitar, la vie sans séquelles de mon fils Élie et je vous en serai éternellement reconnaissante.
Merci d’avoir été ce gentleman toujours à l’écoute de ses patientes.
Merci d’avoir contribué à ce que bon nombre de parents aient pu voir leurs bébés naître dans d’excellentes conditions d’hygiène et de bonne santé.
Merci pour tout ce que vous m’avez appris.
Merci enfin pour Élie.


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