Le nouveau ministre libanais de l'Économie Amine Salam, au palais présidentiel de Baabda, le 13 septembre 2021. Photo ANWAR AMRO / AFP
Le ministre libanais de l’Économie Amine Salam, qui effectue une visite aux États-Unis, a assuré que le gouvernement était déterminé à sortir le Liban de la crise, alors que l'équipe du Premier ministre Nagib Mikati ne s'est plus réunie depuis le 12 octobre en raison d'une profonde crise politique qui divise le cabinet autour de l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth.
"Le gouvernement est déterminé à sortir le Liban de sa crise actuelle", a affirmé M. Salam, cité par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a également fait part de la volonté du Liban de "renforcer ses liens avec les États-Unis et les pays arabes du Golfe et de regagner la confiance internationale". Une grave crise politico-diplomatique se poursuit entre Beyrouth et les monarchies du Golfe, après une polémique déclenchée par des propos de l'ex-ministre libanais de l'Information Georges Cordahi, sur le rôle de l'Arabie dans la guerre au Yémen.
M. Cordahi a depuis démissionné, à la demande du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre Mikati. Un appel téléphonique entre M. Macron et le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane d'une part, et M. Mikati d'autre part est venu briser la glace, mais aucun déblocage concret n'a encore été enregistré. Amine Salam a qualifié cet appel téléphonique de "grande percée positive qui change le cours des choses", insistant sur un rétablissement des "meilleurs relations avec les pays du Conseil de coopération du Golfe".
Le ministre de l’Économie a tenu ces propos lors d'un déplacement au siège du département d’État américain à Washington. Il a dans ce contexte affirmé qu'il y avait des efforts pour "mettre en place un plan économique de redressement". "Toutes les actions se concentrent actuellement en vue de mettre un terme à l'effondrement économique", a-t-il insisté, alors que les discussions entre le Liban et le Fonds monétaire international pour une assistance financière en échange de réformes sont au point mort.


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