Rechercher
Rechercher

Économie - Crise financière

Mikati et Aoun ont reçu une délégation du FMI

Mikati et Aoun ont reçu une délégation du FMI

Le Premier ministre, Nagib Mikati, a reçu hier au Grand Sérail une délégation du Fonds monétaire international (FMI) le 7 décembre 2021. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre, Nagib Mikati, a reçu hier une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en visite au Liban pour plusieurs jours. Le vice-président du Conseil, Saadé Chami, ancien du FMI et membre du comité chargé de mener les discussions avec le Fonds, a participé à cette réunion, selon un communiqué publié par le bureau de presse de la primature.

Selon ce texte, les « détails » du plan de redressement que développe le gouvernement ont été évoqués, notamment ses aspects liés aux finances publiques, au secteur bancaire et à la Banque du Liban (BDL), ainsi qu’aux réformes des infrastructures et à la politique monétaire. La délégation a assuré au président du Conseil que le Fonds est « prêt à aider le Liban et à parvenir à un accord pour le sortir de sa crise actuelle » dans laquelle il s’enfonce depuis deux ans.

Emmenée par Ernesto Ramirez-Rigo, qui est chef de mission pour le compte du Fonds pour le Pakistan, le Moyen-Orient et l’Asie centrale, et qui prendra ses fonctions dès 2022 en remplacement de Martin Cerisola, cette délégation s’est ensuite rendue au palais présidentiel de Baabda pour y rencontrer le chef d’État, Michel Aoun. Selon un communiqué du bureau de presse de la présidence libanaise, ce dernier a affirmé « l’engagement du Liban » à mettre rapidement en œuvre un plan de réformes lui permettant de sortir de la crise et à « coopérer » avec le Fonds.

Parmi ces réformes, le chef de l’État a notamment mentionné l’audit juricomptable des comptes de la BDL qui permettra de « déterminer les pertes (financières) et leurs responsables ». Un audit qui n’a pas encore commencé, selon un courrier adressé au ministre des Finances, Youssef Khalil, par le gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, lundi, et soumis à la presse hier (voir par ailleurs). Relancé à ce sujet par L’Orient-Le Jour, le ministère des Finances n’a pas souhaité commenter.

Michel Aoun a également souligné que les priorités actuelles des responsables libanais étaient « les questions sociales et sanitaires, la lutte contre la pauvreté, les réformes des infrastructures et la reconstruction du port de Beyrouth ». De son côté, le vice-directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Athanasios Thanos Arvanitis, a affirmé que le Fonds était « prêt à continuer à aider le Liban à développer un programme complet de lutte contre la crise ». Un projet qui, selon lui, nécessite toutefois « une cohésion de toutes les parties politiques » pour que soit adopté un plan de redressement exhaustif qui « rétablisse la confiance dans la situation économique du Liban ».

Au cours de sa tournée à Beyrouth, la délégation doit s’entretenir avec des hauts fonctionnaires ainsi que des membres désignés par l’exécutif pour mener les discussions avec le FMI, que le Liban avait officiellement sollicité dès le printemps 2020 pour tenter de décrocher une assistance financière. Ce comité regroupe, outre Saadé Chami, le ministre des Finances, Youssef Khalil, et le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Les détails du plan de redressement, que l’exécutif est supposé préparer en amont de la phase de négociations à proprement parler, qui n’a pas encore démarré, devraient figurer parmi les sujets abordés lors des différentes réunions, selon notre correspondante Hoda Chedid.

Le Liban a repris contact avec le FMI cet automne, dans le sillage de la formation du gouvernement de Nagib Mikati le 10 septembre, soit 13 mois après la démission de celui de Hassane Diab, qui avait approché l’institution en 2020. À cette époque, les discussions entamées en mai avaient été suspendues par le FMI face aux divisions, côté libanais – l’exécutif d’un côté, et la BDL, les banques et certains députés, de l’autre -, sur l’approche à privilégier pour estimer le montant des pertes financières du pays et les répartir. Un montant qui demeure l’obstacle le plus immédiat au progrès des discussions avec le Fonds et sur lequel les représentants libanais ne sont toujours pas d’accord.


Le Premier ministre, Nagib Mikati, a reçu hier une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en visite au Liban pour plusieurs jours. Le vice-président du Conseil, Saadé Chami, ancien du FMI et membre du comité chargé de mener les discussions avec le Fonds, a participé à cette réunion, selon un communiqué publié par le bureau de presse de la primature.Selon ce texte, les...

commentaires (1)

Ils le FMI attend l’accord des voleurs pour qu’on évalue leurs larcins? il peut être sûr qu’un jour la poule aura des dents avant que ces malotrus tombent d’accord sur la levée du rideau sur leurs crimes financiers et autres. Il faut exiger en s’armant des lois internationales et arrêter d’attendre le bon vouloir des vendus voleurs pour mettre au clair le pillage organisé d’une façon collégiale et méticuleuse du hold-up du siècle par ces mêmes voleurs.

Sissi zayyat

12 h 45, le 08 décembre 2021

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Ils le FMI attend l’accord des voleurs pour qu’on évalue leurs larcins? il peut être sûr qu’un jour la poule aura des dents avant que ces malotrus tombent d’accord sur la levée du rideau sur leurs crimes financiers et autres. Il faut exiger en s’armant des lois internationales et arrêter d’attendre le bon vouloir des vendus voleurs pour mettre au clair le pillage organisé d’une façon collégiale et méticuleuse du hold-up du siècle par ces mêmes voleurs.

    Sissi zayyat

    12 h 45, le 08 décembre 2021

Retour en haut